Le rapport d'enquête administrative final sur la catastrophe du vol d'Air France Rio-Paris, qui a fait 228 morts le 1er juin 2009, conclut à des causes humaines et techniques et formule 25 recommandations nouvelles pour améliorer la sécurité.

Le vol AF 447 s'est abîmé dans l'Atlantique en pleine nuit après avoir décollé de Rio. L'analyse des "boîtes noires" de l'Airbus 330 retrouvées au fond de l'Atlantique en mai 2011 a montré que l'accident était parti d'une défaillance des sondes de mesure de vitesse "Pitot", fabriquées par Thales.

Le rapport du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) remis jeudi à la presse conclut que l'accident résulte notamment d'une "incohérence temporaire entre les vitesses mesurées, vraisemblablement à la suite de l'obstruction des sondes Pitot" et "d'actions inappropriées sur les commandes déstabilisant la trajectoire".

Il recense ensuite quatre autres facteurs imputables à l'équipage mais les explique par des problèmes relevant d'un défaut de consignes et de formation.

Il relève ainsi qu'une procédure relative aux anomalies de vitesse n'était jamais appliquée et donc inconnue, et souligne que les équipages n'étaient pas correctement formés pour répondre aux problèmes de givrage des sondes et d'anomalies de vitesse, ni entraînés pour un pilotage manuel en haute altitude.

Les 25 recommandations portent sur "la formation et l'entraînement des équipages, l'ergonomie de l'avion, les processus de retour d'expérience, la surveillance de l'exploitant, le déclenchement des secours".

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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