Goodluck Jonathan, président du Nigeria et Jakaya Mrisho Kikwete, président tanzanien
Goodluck Jonathan, président du Nigeria et Jakaya Mrisho Kikwete, président tanzanien © Reuters / Tiksa Negeri

Il y a cinquante ans, les dirigeants africains constituaient l'Organisation de l'unité africaine. C'est cet anniversaire que l'on fête ce samedi à Addis Abeba (Ethiopie), en présence de nombreuses personnalités du monde entier, dont François Hollande.

C'est d'ailleurs le seul chef d'État européen invité. Tout un symbole après l'intervention au Mali, qui a fait de la France et de son président des héros pour l'Union africaine.

Pour François Hollande c'est une preuve de la confiance de l'Afrique pour la France.

Une visite qui a aussi d'autres enjeux. Les explications d'Hervé Toutain.

Mais l'objectif de cet anniversaire, c'est surtout de fêter les 50 ans de l'Organisation de l'unité africaine (devenue Union africaine), et son combat d'abord pour les indépendances, puis aujourd'hui pour un envol économique de l'Afrique.

"Les pères fondateurs s'étaient donné rendez-vous pour constituer l'Organisation de l'unité africaine, à l'aube des indépendances il y a cinquante ans, et il est opportun que nous nous retrouvions aujourd'hui au moment où l'Afrique se redresse", explique en préambule le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, hôte du sommet.

Un continent courtisé

Car l'Afrique, décolonisée ou pas, attire toujours des regards envieux. Ses ressources naturelles et son potentiel économique ne sont pas pour rien à la présence de représentants du monde entier à cet anniversaire.

On trouvait ainsi, lors de la cérémonie d'ouverture, la présidente du Brésil Dilma Rousseff, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon. Le vice-Premier ministre chinois Wang Yang y est aussi attendu, en plus de François Hollande.

L'Organisation de l'unité africaine (OUA) est née le 25 mai 1963, devant 32 chefs d'États. Depuis, elle est devenue l'UA, Union africaine, qui depuis 2002 s'est dotée d'institution bien plus ambitieuses.

L'objectif c'est aussi de "trouver des solutions africaines aux problèmes africains", une façon de lutter contre des retours masqués d'anciens colonisateurs ou de nouvelles puissances. "Nous savons que nous ne pouvons faire taire les armes pour de bon que si nous agissons de façon solidaire et unie", explique ainsi la présidente de la Commission de l'UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

La Chine, qui investit massivement en Afrique depuis des années, a été le seul pays remercié nommément à la tribune de l'UA. Le numéro un éthiopien "a exprimé sa plus profonde appréciation envers la Chine pour investir des milliards pour soutenir nos efforts d'infrastructure".Environ 10.000 invités sont attendus dans la capitale éthiopienne, siège historique de l'OUA puis de l'UA.

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