L’ex-star du football Georges Weah a largement remporté jeudi l’élection présidentielle au Libéria. La première alternance démocratique en plus de 70 ans dans ce pays meurtri par la guerre. Ce scrutin peut-il faire date sur le continent ? Tour d'horizon des voisins africains.

L'élection de Georges Weah à la tête du Libéria signe la première transition démocratique dans le pays depuis sept décennies.
L'élection de Georges Weah à la tête du Libéria signe la première transition démocratique dans le pays depuis sept décennies. © Reuters / Thierry Gouegnon

Rêvant de changement et de paix, les libériens ont largement élu jeudi George Weah au second tour de la présidentielle. Le sénateur et ancien footballeur s’est imposé avec 61,5% des voix face à son adversaire, le vice-président Joseph Boakai, lors d’un scrutin qui s’est déroulé sereinement. Cette transition démocratique est d’autant plus remarquable qu’elle intervient dans un pays qui a traversé deux guerres civiles faisant plus de 150 000 morts.

Dans la région, d’autres pays ont réussi leur alternance démocratique. Au Sénégal en 2012, Macky Sall a été élu face à Abdoulaye Wade qui avait lui-même succédé à Abdou Diouf. A défaut d'être idyllique, le modèle sénégalais est souvent pris pour exemple dans une Afrique où les dirigeants s'accrochent souvent au pouvoir.

Les transitions démocratiques font encore exception en Afrique

Toujours en Afrique de l'ouest, le Ghana, où Emmanuel Macron a fait étape il y a un mois lors de sa tournée africaine, fait figure de bon élève depuis des décennies. Après une décolonisation mouvementée, ce pays reste l'un des plus démocratiques de la région malgré les scandales récurrents de corruption

Mais si l’on élargit le champ de vision à l'ensemble de l'Afrique, le bilan démocratique reste très médiocre. Selon l'organisation Freedom House, seuls une dizaine de pays peuvent y être considérés comme "libres" sur les 55 Etats reconnus par l'Union Africaine.

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