inspection d'une usine de médicaments après un décès à marseille
inspection d'une usine de médicaments après un décès à marseille © reuters

Ils sont arrivés ce matin sur les lieux. Les enquêteurs de l'ANSM (agence nationale du médicament) se sont rendus à Sens (Yonne), dans le laboratoire de Teva, leader mondial des médicaments générique. Ils doivent trouver "l'origine" d'une erreur de conditionnement.

Une enquête a été ouverte samedi à Marseille après le décès d'un homme de 91 ans, chez qui a été retrouvée une boîte provenant d'un des lots mal conditionnés et pouvant contenir un somnifère au lieu d'un diurétique.

La malveillance "est l'une des hypothèses possibles" pour expliquer la présence de Zoplicone dans des boîtes de Furosémide, explique dans un entretien téléphonique avec l'AFP cet expert en pharmacie. "On ne peut pas être à l'abri d'une malveillance" même avec les meilleures procédures de sécurité, explique-t-il."Sur une chaîne qui produit 200.000 comprimés, on ne peut pas vérifier comprimé après comprimé", ajoute-t-il.

Les précisions à Sens de Damien Robine

Samedi, un nonagénaire est mort après avoir ingéré pendant une semaine le mauvais médicament. L'une de ses filles s'était inquiétée de voir que son père, depuis une semaine, "n'arrêtait pas de dormir", a-t-on appris. "Ma soeur a téléphoné au médecin, qui lui a enlevé quelques petits cachets qu'il prenait le soir, mais ça a continué. Il s'étouffait, il avait de l'eau dans les poumons", a-t-elle affirmé. "Et finalement, ça lui a été fatal."

"Même si c'est vrai qu'il était très âgé, ce n'est pas une raison. Qui dit qu'il n'aurait pas tenu quelques années de plus ?", a-t-elle encore dit.Seuls les examens toxicologiques pratiqués dans les prochains jours, qui détermineront les substances contenues dans le sang de la victime, et l'examen de son dossier médical, pourront désormais orienter l'enquête, ouverte pour "recherche des causes de la mort" par le pôle santé publique du parquet de Marseille.Les diurétiques sont prescrits dans des cas d'hypertension artérielle et d'oedèmes d'origine cardiaque, rénale ou hépatique, l'arrêt brutal du traitement présentant des risques avérés. Vendredi, l'Agence du médicament (ANSM) avait alerté sur une procédure de rappel concernant deux lots de ce diurétique du groupe israélien Teva, leader mondial des génériques.

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