A l’automne 1993, les contacts s’intensifient avec François Léotard, puis avec le directeur de cabinet d’Edouard Balladur, Nicolas Bazire. Un an plus tard, en septembre puis en novembre 1994, les contrats Agosta (Pakistan) et Sawari II (Arabie Saoudite) sont signés.

A l’automne 1993, j’ai rencontré personnellement François Léotard à Paris, au ministère de la Défense, dans un bureau, en compagnie de Ziad Takieddine qui avait organisé cette rencontre. François Léotard était seul, je crois. J’ai pu m’assurer que Ziad Takieddine et lui se connaissaient.

Après avoir vérifié que cela pouvait fonctionner, j’ai organisé une rencontre avec Sheikh Ali Ben Moussalem, toujours à Paris, au niveau politique. François Léotard était accompagné de deux ou trois personnes de son ministère. (…)

Sheikh Ali Ben Moussalem, en qualité d’émissaire du Roi Fahd, a rencontré à plusieurs reprises François Léotard, à Paris. Il s’agissait de discuter du principe de la reprise des affaires commerciales avec la France, sans que des contrats particuliers soient évoqués. Une fois que la décision de reprise est acquise, les contrats individuels sont discutés au niveau opérationnel, à l’échelon du ministère de la Défense.

En Arabie Saoudite, le prince Sultan, ministre de la Défense, était un interlocuteur nécessaire mais pas suffisant. (…)

Je suis certain de n’avoir jamais rencontré Edouard Balladur. J’ai, par contre, rencontré Nicolas Bazire [directeur de cabinet et directeur de campagne d’Edouard Balladur] en compagnie de Ziad Takieddine et de Sheikh Ali Ben Moussalem qui était en contact permanent avec le Roi Fahd. Nous préparions ensemble la stratégie à présenter au Roi.

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