examen à l'assemblée du projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels
examen à l'assemblée du projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels © reuters

PARIS (Reuters) - Les députés français ont entamé vendredi l'examen de l'article premier du projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, qui supprime l'exigence de la différence des sexes comme condition du droit au mariage.

Un soixantaine de députés, pour la plupart UMP, ont décidé d'intervenir sur cet article avant de défendre un à un les centaines d'amendements déposés sur cette partie du texte.

Plus de 5.000 amendements en tout ont été déposés sur un projet de loi qui suscite une telle passion que le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, a décidé de présider la quasi totalité des séances pour calmer les esprits.

Il a ainsi dû intervenir vendredi matin pour apaiser les esprits après que l'UMP Hervé Mariton eut accusé trois ministres d'être favorables à la gestation pour autrui (GPA) alors que le gouvernement a dit à plusieurs reprises qu'il y était opposé.

Ce débat est nourri par une circulaire de la ministre de la Justice Christiane Taubira, qui demande aux juridictions de "faire droit" aux demandes de certificats de nationalité pour les enfants nés à l'étranger de Français dans le cadre de la procréation ou la GPA.

L'examen de cet article premier du projet de loi devrait se poursuivre toute la journée et une partie de la nuit prochaine et pourrait même déborder durant le week-end.

Le débat, commencé mardi dernier, est prévu pour une durée de deux semaines, week-ends compris. Un vote solennel sur l'ensemble du texte est prévu le mardi 12 février.

L'adoption par les députés de cette réforme sociétale considérée comme l'une des plus importante de ces trente dernières années ne fait aucun doute.

Tous les groupes de gauche y sont favorables y compris celui du Front de gauche. Une demi-douzaine d'élus de gauche devrait toutefois s'abstenir ou voter contre. Une dizaine de leurs collègues de l'UMP ou de l'UDI (centriste) devraient eux, au contraire, voter le projet de loi.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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