Plus encore qu'en 2008, la campagne se jouera aussi sur internet. Si lors des précédentes élections, l'influence du réseau Facebook a été considérable, cette fois c'est Twitter qui pourrait jouer un rôle non négligeable.

Selon Zach Green, dirigeant de la société d'étude des médias 140Elect qui conseille les hommes politiques sur l'utilisation de ce réseau social, "Twitter peut injecter un message dans le débat national et vous pouvez avoir votre opinion dessus avant qu'un quelconque article de presse ne soit écrit" . "Non seulement vous pouvez adresser votre message à des millions de gens, mais vous pouvez aussi répondre très vite aux accusations. Avant, il fallait créer un message pour la télévision ou prendre le temps d'écrire un communiqué de presse", ajoute Tony Fratto, ancien porte-parole de la maison blanche sous George W. Bush, reconverti dans une société de consultants.

La page Twitter de Mitt Romney
La page Twitter de Mitt Romney © Radio France / Capture d'écran

Romney très loin derrière Obama, sur Twitter

Mais sur la bataille des réseaux sociaux, Mitt Romney souffre d'un grand désavantage sur le président sortant. Il ne dispose que de 900.000 "followers" (abonnés), contre 18,7 millions pour . Et surtout, Obama twitte dix fois plus que lui. Toutefois, les commentateurs estiment que les équipes de Romney sont moins en retard sur le plan technologique par rapport à Obama, que ne l'étaient celles de John McCain il y a quatre ans.

Le candidat républicain a, par exemple, développé une application pour le réseau social Facebook, et mis en route une chaîne sur le site Youtube, déjà pourvue de près de deux cents vidéos. Il doit faire face à une campagne tout aussi agressive de la part de Barack Obama, à grands coups de vidéos virales.

Le directeur du centre de recherches sur le journalisme Pew (PEJ), Tom Rosentiel, rappelle qu'historiquement, "les candidats qui ont utilisé le progrès technique avaient un avantage" .

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