PARIS (Reuters) - L'enquête préliminaire sur les accusations de l'avocat Robert Bourgi évoquant la remise de fonds africains occultes à Jacques Chirac et Dominique de Villepin a été classée sans suite, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris.

L'ancien conseiller officieux de l'Elysée avait expliqué en septembre dans la presse avoir remis à plusieurs reprises des valises de billets entre 1995 et 2005 au président de la République de l'époque et à son secrétaire général.

Le parquet avait ouvert une enquête préliminaire et demandé son audition afin de déterminer quelles suites judiciaires pouvaient être données à ses accusations.

Robert Bourgi affirmait avoir effectué lui-même ces versements provenant selon ses dires de plusieurs chefs d'Etat africains. Il avait estimé à vingt millions de dollars les sommes en cause.

Cependant, les allégations de l'avocat "n'ont pu être confortées par un quelconque élément de preuve susceptible de motiver des investigations", a souligné le parquet.

En outre, à supposer que les remises de fonds soient avérées, l'infraction serait de toute façon prescrite en raison de la période visée (1997-2005), a-t-on précisé de même source.

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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