Esclaves
Esclaves © Romain [apictureourselves.org]

Ce 10 mai, c'est la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Mais le terme de "commémoration", qui sous-entend que cette époque est terminée, n'est peut-être pas si juste... L'esclavage moderne existe encore, y compris en France.

Commémorer la fin de l'esclavage, c'est bien. Mais lutter contre l'esclavage, c'est encore mieux. Car on retrouve encore des travailleurs exploités un peu partout dans le monde, notamment dans le personnel de maison.

Et pas seulement dans des zones géographiques si éloignées... En France, on trouve notamment des jeunes femmes africaines, exploitées par des familles, en dehors de tout respect social ou humain.

C'est le cas de Marie, une Ivoirienne qui, à 15 ans, a été "placée" dans une famille d'Epinay-sur-Seine, en région parisienne.

Elle raconte son histoire à Antoine Giniaux.

Sylvie O'dy, présidente et fondatrice du comité "Esclave moderne", était l'invité du journal de 13h.

Il y a actuellement en France 92 procédures en cours pour esclavage moderne, l'association en suite au moins 122.

Pour le Cran, on profite encore de l'esclavage

Le Conseil représentatif des associations noires, lui, a annoncé qu'il assignait en justice la Caisse des dépôts. Car pour le Cran, la CDC doit payer... pour avoir profité de la traite négrière. "La CDC est complice d'un crime contre l'humanité", affirme Louis-Georges Tin, le président du Cran.

La traite négrière est-elle réparable ? Non, pour François Hollande. Dans un discours ce matin dans les jardins du Luxembourg, il a même cité Aimé Cesaire, le poète antillais qui aurait eu 100 ans cette année.

Écoutez son intervention.

_Un discours qui ne calme pas la colère du Cran. Pour son président Louis-Georges Tin, "tout crime appelle réparation"._
Le Cran reproche à la Caisse des dépôts d'avoir encaissé les sommes versées par Haïti en contrepartie de son indépendance.
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