La Corée du Nord a confirmé avoir procédé avec succès mardi matin à un essai nucléaire souterrain, le troisième de son histoire, comme elle avait annoncé en avoir l'intention, rapporte l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Drapeau Corée du Nord
Drapeau Corée du Nord © erjkprunczyk

L'agence précise que le test qui a été conduit d'une manière parfaitement sûre a été fait à l'aide d'un engin nucléaire miniaturisé d'une grande puissance explosive.

Selon l'agence de presse officielle nord-coréenne:

Il est confirmé que l'essai nucléaire, qui a été conduit à un haut niveau d'une manière parfaitement sûre en utilisant un engin nucléaire miniaturisé plus léger et doté d'une plus grande puissance explosive que précédemment, n'a pas eu d'impact négatif sur l'environnement écologique immédiat.

La conduite de l'essai nord-coréen, le troisième après ceux de 2006 et 2009, a été confirmée par un conseiller de la présidence sud-coréenne.

Pourquoi un tel geste ? C'est avant tout de la stratégie politique. Explications de Sébastien Laugénie.

La communauté internationale s'indigne

Le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-moon a déploré le nouvel essai nucléaire mené par la Corée du nord.

Selon son porte-parole:

Le secrétaire général condamne l'essai d'arme nucléaire souterrain mené par (la Corée du Nord) aujourd'hui. C'est uneviolation claire et grave des résolutions du Conseil de sécurité concernées.

L'Union européenne condamne elle aussi le geste de Pyongyang, promettant une "réponse ferme et unie" de la communauté internationale. "L'UE condamne dans les termes les plus forts possibles le dernier essai nucléaire, un nouveau défi flagrant au régime global de non-prolifération et une violation caractérisée des obligations internationales" de Pyongyang "de ne pas produire ou tester des armes nucléaires", déclare dans un communiqué la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. L'Otan parle de son côté d'un "acte irresponsable".

Même les alliés traditionnels du régime de Kim Jong-Un prennent leurs distances. Dans un communiqué, le ministre russe des Affaires étrangères lui demande de cesser "ses activités illégales" : "nous insistons sur le fait que la Corée du Nord doit respecter strictement toutes les directives du Conseil de sécurité de l'ONU et renoncer totalement à son programme de missiles nucléaires". La Chine, quant à elle, exprime "sa ferme opposition" et demande à Pyongyang de ne "faire aucune action qui envenimerait la situation". L'ambassadeur de Corée du Nord a même été convoqué par le pouvoir chinois.

De son côté, la Corée du Nord ne se laisse pas impressionner : le pays "ne se pliera à aucune résolution", affirme un de ses diplomates.

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