pierre moscovici ne se voit pas comme un ministre en sursis
pierre moscovici ne se voit pas comme un ministre en sursis © reuters

C'est Pierre Moscovici qui l'annonce : il n'y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises. Le ministre de l'Economie préfère privilégier "le dialogue" sur le sujet. Une décision qui ravit l'UMP et inquiète à gauche.

"Après plusieurs mois de concertation, j'ai décidé de concentrer l'action législative sur la contribution de 75% sur la part des rémunérations dépassant 1 million d'euros, qui sera acquittée par l'employeur", explique-t-il.

"Elle sera soumise au Parlement dans le cadre du budget 2014, et aura une durée limitée à deux ans", ajoute-t-il.

Pierre Moscovici souligne que le gouvernement n'ira "pas au-delà sur le plan législatif. "Il n'y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises"

Bref il préfère se concentrer sur la taxe à 75%, et s'en remet au patronat pour encadrer les rémunérations les plus élevées. Marion L'Hour.

1 min

Inter treize - DCT L'Hour 13h

Le ministre précise avoir rencontré la semaine dernière la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l'Association française des entreprises privées (Afep), Pierre Pringuet, "qui se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance".

Ce que Confirme la encore Patronne des patrons qui promet un texte pour la mi juin.

Laurence parisot au micro de Jules Brélaz

54 sec

S Parisot sur salaire des patrons

Même pas "une toute petite mesure de gauche" ?

"C'est bien qu'il renonce à limiter les salaires du patron et que ça se fasse dans un cadre du conseil d'administration ça me convient plutôt mieux", a estimé le chef de file des députés UMP Christian Jacob sur RTL. "Ça se fera naturellement et là où on peut éviter des réglementations, ce n'est pas plus mal." Pour le député UMP des Yvelines, Henri Guaino, les socialistes reconnaissent "une fois de plus qu'ils avaient menti".

Une analyse contestée par le secrétaire national du PS, Jean-Christophe Cambadélis qui nie tout recul gouvernemental. "Ce n'est pas une reculade, mais à l'évidence, on n'est pas au niveau que nous nous étions nous-mêmes fixé", a reconnu le député PS de Paris sur i> Télé. "La réalité de la crise est complexe, c'est très, très difficile aujourd'hui de faire passer ce type de loi dans un moment où nous avons besoin de tous pour avancer. Il est évident qu'on aurait aimé que cela puisse être fait".

L'ancien porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, se moque lui d'un gouvernement devenu "pratiquement le porte-parole officiel du Medef" : "Même une toute petite mesure de gauche, et bien le gouvernement n'est pas prêt à le faire".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.