deux millions d'euros d'amende contre le crédit lyonnais
deux millions d'euros d'amende contre le crédit lyonnais © reuters

L'Etat va emprunter 4,5 milliards d'euros sur les marchés financiers en décembre pour solder la dette issue du naufrage du Crédit Lyonnais.

C'est le ministère du Budget qui l'indique : "Il est bien prévu dans le projet de loi de finances rectificative une reprise de dette de l'EPFR", comprenez l'Etablissement public de financement et de restructuration. Cet organisme créé dans les années 1990, avait permis d'organiser le soutien financier de l'Etat au plan de sauvetage du Crédit Lyonnais.

En clair, l'Etat a décidé d'anticiper ce paiement. "On anticipe d'un an sur l'échéance car les conditions de financement sont favorables", explique le porte-parole du Ministère du Budget, faisant valoir qu'il s'agit d'une solution "conforme à l'intérêt des finances publiques".

Les explications de Delphine Simon.

"Escroquerie en bande organisée"

Le feuilleton judiciaire de ce dossier est loin d'être terminé. Il se poursuit, notamment dans le dossier Adidas et l'arbitrage controversé qui avait accordé 403 millions d'euros à l'homme d'affaires Bernard Tapie pour solder son contentieux avec le Crédit Lyonnais.

Avec un montage complexe, la banque avait racheté Adidas à Bernard Tapie dans la première moitié des années 90 avant de revendre l'équipementier à Robert-Louis Dreyfus. Bernard Tapie s'était estimé floué et a attaqué en justice pour demander une compensation. Ce qui a donné lieu à un arbitrage et 403 millions d'euros de compensation.

Mais la justice enquête désormais sur cet arbitrage, qu'elle soupçonne d'être une "escroquerie en bande organisée" qui mèlerait Bernard Tapie, son avocat Me Maurice Lantourne, le juge arbitre Pierre Estoup ou encore le patron d'Orange Stéphane Richard, ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde alors ministre de l'économie et des finances.

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