[scald=68985:sdl_editor_representation]BORDEAUX (Reuters) - La justice française a validé mardi l'expertise médicale réalisée le 7 juin dernier sur Liliane Bettencourt qui avait servi de base à la décision de la placer sous tutelle de sa fille et de ses petits-fils, a-t-on appris de source judiciaire.

Saisis par les anciens avocats de l'héritière de l'Oréal, les magistrats de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux ont estimé dans leur arrêt que l'expertise médicale n'était entachée d'aucune nullité et qu'aucune contre-expertise n'était donc nécessaire.

L'expertise avait été effectuée de manière contrainte lors d'une visite-surprise chez l'intéressée à la demande des juges d'instruction bordelais chargés des dossiers Bettencourt après plusieurs refus de l'octogénaire, méthode jugée irrégulière par ses avocats de l'époque.

Les conseils avaient soulevé le fait que deux des cinq experts mandatés ne correspondaient pas aux critères de désignation et que leurs conclusions ne leur avaient pas été transmises dans les délais prévus par les textes.

C'est sur la base des résultats de cette expertise que le 17 octobre dernier le juge des tutelles de Courbevoie avait placé l'octogénaire sous la tutelle de sa fille Françoise Bettencourt-Meyers et de ses petits-fils.

Le parquet de Bordeaux avait ouvert une information judiciaire pour des abus de faiblesse ayant pu être commis au détriment de la vieille dame de septembre 2006 à septembre 2011.

Lors de l'audience du 10 novembre dernier, l'avocat général Pierre Nalbert et l'avocat de Françoise Bettencourt-Meyers, Me Nicolas Huc-Morel, avaient demandé que l'expertise soit validée.

Le nouvel avocat de Liliane Bettencourt, Me Benoît Ducos-Ader, désigné depuis la mise sous tutelle par le tuteur "ad hoc", Olivier Pelat, s'en était pour sa part remis à la décision de la cour.

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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