Y aura t-il encore de la glace en Arctique cet été ? Plus que jamais, cette question alarmiste se pose pour l'été 2018, avec une disparition de plus en plus inquiétante des glaces

Phoque et son petit sur la banquise en Articque
Phoque et son petit sur la banquise en Articque © AFP / Meril Darees / Biosphoto

L'année 2017 a été l'une des trois plus chaudes jamais enregistrée depuis le début de l'ère industrielle (depuis que les relevés existent en continu) et les conséquences pour la banquise du Pôle Nord sont désormais connues : une quantité de glace qui diminue inexorablement.

La toute dernière étude met en évidence le fait que désormais, même la vieille glace, de plus de cinq ans ne résiste pas au réchauffement climatique. 

Chaque année, c'est en fin d'hiver, au mois de mars que le maximum de glace est atteint en Arctique. Ensuite, le processus de fonte commence et dure jusqu'à la fin de l'été en septembre. 

Une partie de la glace flottante qui compose l'Arctique est épaisse et résiste à la fonte d'une année à l'autre. Le mois de mars est donc un point repère pour les scientifiques pour mesurer cette glace âgée. Or au 17 mars dernier, son étendue maximale était de 14 millions et demi de km²,  1 fois 1/2 la superficie de l'Europe. 

C'est le deuxième plus faible record enregistré depuis que les satellites fournissent des données globales.

Le réchauffement... mais pas seulement

Au cours des dernières décennies, la superficie mais aussi l'épaisseur de glace subissent une diminution constante. La glace pluriannuelle représentait cette année 34 % de la banquise contre 61 % il y a 30 ans. Mais selon le centre américain de données sur la glace et la neige, la glace de cinq ans ne représente plus qu'une infime quantité de glace de mer: 2 %.

Le réchauffement des températures n'est plus le seul mécanisme en jeu (et on se souvient de l'anomalie de février où il a fait jusqu'à 30°C au dessus de la moyenne saisonnière).

Une plus petite quantité de glace, cela signifie qu'il y a moins de rayonnement solaire réfléchi vers l'atmosphère. On appelle ça un effet de rétroaction positive - qui amplifie le changement- C'est un cercle vicieux.

Au train où vont les choses, l'océan Arctique sera libre de toute glace en été en 2050.

Schéma de l'évolution de la surface glacée de l'Arctique
Schéma de l'évolution de la surface glacée de l'Arctique / National Snow and Ice Data Center - University of Colorado Boulder
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