PARIS (Reuters) - L'UMP contre-attaque face aux accusations du Parti socialiste sur les déplacements de Nicolas Sarkozy pendant la pré-campagne présidentielle en demandant une vérification des déplacements des élus locaux du PS lors de la primaire socialiste.

C'est l'Association des élus régionaux de France (AERF), structure créée en octobre au sein du parti présidentiel et présidée par l'ancien ministre Hervé Novelli, qui mène l'offensive en réclamant jeudi dans un communiqué "la saisine des chambres régionales des comptes sur les dépenses des exécutifs locaux socialistes".

L'AERF souhaite "des vérifications sur les moyens de déplacements utilisés par les présidents de région, les présidents de départements", majoritairement à gauche, "et leurs cabinets pendant la période des primaires socialistes", qui se sont déroulées en octobre.

Elle exige en outre des "contrôles stricts" sur les moyens des collectivités locales détenues par le PS et "mis au service de leur candidat aux élections", en l'occurrence François Hollande.

Pour l'AERF, "les contribuables locaux subventionnent indirectement un candidat qui n'est pas le leur".

"Cela crée de fait une situation d'inégalité de plus en plus flagrante entre candidats qui heurte nombre de nos concitoyens qui le constatent sur le terrain", assure-t-elle.

Le Parti socialiste a annoncé mercredi la saisine de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) sur le coût des déplacements de Nicolas Sarkozy, qui relèvent selon lui d'une campagne électorale financée par les contribuables. .

Lors de son lancement, l'AERF s'était engagée à parler au nom de tous les élus régionaux de l'UMP et du Nouveau Centre et de "rétablir toute contre-vérité, tout amalgame".

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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