Les rebelles sont entrés dimanche soir dans la capitale libyenne et la foule a envahi les rues, sur leur passage, pour les acclamer.

Le quartier de Tajoura, dans la banlieue est de Tripoli, est tombé aux mains des rebelles de même que celui de Souk Al-Jomaa, selon des témoins qui parlent d'une ville quasi entièrement aux mains des insurgés.

Les combattants sont arrivés par la mer et par la terre. Les journalistes étrangers, enfermés à l’Hôtel Rixos, ont vu de violents affrontements entre forces fidèles au régime et rebelles. Ils ont entendu également les « Allah Akbar (Dieu est grand) », lancés depuis les mosquées de la ville comme des encouragements pour les rebelles.

Selon des informations des chaînes Al Arabiya et Al Jazeera les rebelles ont capturé Saïf al Islam l'un des fils de Mouammar Kadhafi. Mohammed Kadhafi, l'un des autres fils, s'est rendu aux combattants.

Al Jazeera a annoncé également la capture de la garde personnelle de Mouammar Kadhafi qui se serait rendue aux rebelles libyens, une information donnée également par le représentant du conseil de Transition à Londres.

Dans une conférence de presse télévisée donnée vers 23h, Ibrahim Moussa, le porte-parole du Gouvernement libyen a accusé l’OTAN d’avoir déjà tué 1 300 personnes dans la seule journée de dimanche. Le porte-parole a également annoncé que le "guide de la Révolution" est prêt à négocier en personne avec le chef de file des rebelles : « L’Otan peut dire aux rebelles d’arrêter la violence et on peut se mettre autour d’une table avec Mouammar Kadhafi » a-t-il dit.

On ignore toujours où se trouve le leader libyen qui est intervenu vers minuit sur la télévision nationale. Dans un message audio, il demandé à nouveaux aux Libyens de « sauver Tripoli, une question de vie ou de mort ». Le "guide" a exclu d'abandonner la capitale libyenne alors que des informations non confirmées le donnent déjà en Algérie. Ou en partance pour l'Afrique du sud.

Pour l'ex-numéro 2 du régime Abdessalem Jalloud, qui a fui Libye pour l'Italie, « Kadhafi n'a aucun moyen de quitter Tripoli. Toutes les routes sont bloquées. Il peut seulement partir sur la base d'un accord international et je pense que cette porte est fermée », a-t-il dit dimanche soir à la télévision italienne.

L’offensive des rebelles appelée "opération Sirène" a reçu l’aide et l’appui de l’OTAN qui a estimé que « ce à quoi nous sommes en train d'assister ce soir est l'effondrement du régime ». Un avis partagé par la Maison Blanche et Nicolas Sarkozy, entre autres.

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