Il s'est débattu jusqu'au bout. Mais la crise de la dette a eu raison du Premier ministre le plus résistant de l'histoire de la République italienne. En trois mandats et huit ans à la tête du Conseil, il avait pourtant survécu à tous les scandales. Sexe, dérapages, corruption avaient tout de même fini par miner sa popularité, jusqu'à rendre sa chute possible.

Le conseil européen du 23 octobre devait sauver l'euro, il a démoli la crédibilité de Silvio Berlusconi. Ce dimanche-là, pendant la conférence de presse finale, Mireille Lemaresquier de France Info demande à Angela Merkel et Nicolas Sarkozy s'ils sont "rassurés" après leur discussion avec le chef du gouvernement italien. Leur première réponse est un sourire.

Les choses se compliquent réellement lorsque ce doute sur la capacité de Silvio Berlusconi à assainir les comptes du pays s'étend. Le FMI place l'Italie sous surveillance. Les députés quittent, par grappes, son parti, le PDL ("Peuple de la liberté").

Les intervenants sur les marchés financiers font grimper le taux d'intérêt des obligations d'Etat.

En deux semaines, le système économique a déboulonné le Cavaliere. Jamais les manifestations de l'opposion (2,5 millions à Rome en 2008) ne l'avaient fait vaciller.

Trois mandats et tellement de scandales

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