Après 4 mois de réflexion, Valéry Giscard d'Estaing le président de la commission indépendante fixe dans un communiqué quelques grands principes sur l'avenir de l'ancien garde meuble de Louis XIV que doit quitter l'état major de la marine d'ici 3 ans.

La commission semble avoir écarté en tout cas, pour la partie dite "noble" ou "muséale" de l'hôtel particulier du XVIII° siècle, le projet de l'homme d'affaire Alexandre Allard qui avait crée la polémique. "Les immeubles qui ont abrité les activités souveraines du peuple français et qui présentent un intérêt hitorique et architectural majeur ne peuvent être ni vendus ni concédés " assure le communiqué. Un principe qui s'applique à l'hôtel place de la Concorde.

La commission recommande donc, comme prévu, le Louvre comme partenaire privilégié. Le musée serait chargé d'ouvrir au public notamment le balcon dominant la place et de valoriser les salons avec des expositions. Les galeries affectées à ces collections prendraient le nom de Galerie du Trésor français. Une instution nouvelle serait crée pour assurer cette tâche en partenariat avec le Mobilier National, les Manufactures, le musée des arts décoratifs et les collections du Cabinet des Médailles.

Les bureaux de l'ancien hôtel Saint Florentin annexés au bâtiment du XIX° siècles, pourraient être affectés à la Cour des comptes. L'Académie de Marine pourrait aussi rejoindre le bâtiment.

Le sort des 20 000 m2 de bureaux, c'est plus flou. Le rapport final de la commission devrait proposer d'autres partenaires publics ou privés représentant les services culturels ou des métiers des arts, mais "un cahier des charges veillera au respect de l'esprit du lieu, destiné à illustrer la tradition des arts et du goût français ", prévient le communiqué.

Le rapport complet de la commission sera présenté en septembre au président de la République.

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