jean-marc ayrault annonce un plan pour l'emploi
jean-marc ayrault annonce un plan pour l'emploi © reuters

François Hollande avait ouvert la conférence sociale en parlant d'emploi, Jean-Marc Ayrault la conclut sur le même thème. Le Premier ministre évoque notamment le lancement d'un plan de "formations prioritaires pour l'emploi".

Ce plan doit être opérationnel à la rentrée, et permettre de s'attaquer au problème des emplois non pourvus.

Le chef du gouvernement a fait écho à François Hollande, qui avait mis en exergue la veille le problème de ces emplois non pourvus, évalués à plusieurs centaines de milliers en France, où plus de 3,2 millions de personnes sont au chômage.

"Face au chômage qui taraude nos concitoyens, la mobilisation doit être immédiate", a dit Jean-Marc Ayrault dans son discours de clôture de la deuxième Conférence sociale.

Stéphane Lardi est chargé du dossier emploi chez Force Ouvrière. Pour lui, c'est une bonne idée... mais pas suffisante.

Au terme de cette conférence, qui a réuni partenaires sociaux et gouvernement pendant deux jours à Paris, "nous allons mettre en oeuvre un plan de formations prioritaires pour l'emploi", a dit le Premier ministre.

Les explications de Marion L'Hour...

Première réunion en juillet

"Ce n'est pas un énième plan décidé sans concertation. Ce n'est pas un effet d'annonce. C'est un engagement à faire ensemble", a-t-il ajouté.

Jean-Marc Ayrault a annoncé une première réunion sur ce thème en juillet sous l'égide du ministre du Travail, Michel Sapin, afin de "recenser les besoins, par région et par secteur, préciser les outils utilisables immédiatement et mobiliser les financements".

"Nous devons rendre ce plan opérationnel dès la rentrée de septembre. Fixons-nous l'objectif ambitieux mais réaliste, en quatre mois, d'avoir permis l'entrée supplémentaire en formation de 30.000 demandeurs d'emplois", a-t-il ajouté.

Région, Etat et partenaires sociaux, via le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, aideront au financement de ce plan.

Une conférence décevante, pour la CGT

Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, sort dessus de ces deux jours de débats. Il assure même "ne pas regretter" d'avoir appelé à une mobilisation générale en septembre, face au "manque d'annonces concrètes" du gouvernement "en matière de salaires, du pouvoir d'achat et de droits à la retraite".

"Sur la retraite, le Premier ministre n'a pas sans doute entendu ce que la CGT a pu lui dire. Il va sans doute falloir qu'on soit plusieurs millions entre maintenant et la mi-septembre pour lui faire comprendre que la réforme qu'il nous propose n'est pas acceptable en l'état", a-t-il ajouté.

Car la réforme des retraites a été à peine abordée lors de cette conférence.

Le gouvernement compte lancer le 4 juillet ses réunions de concertation sur la futur réforme des retraites. Mais les premières pistes du rapport Moreau, qui doit inspirer le projet de loi, font déjà grincer des dents côté syndical.

L'allongement de la durée de cotisation (41,5 ans actuellement) semble la mesure principale privilégiée par le gouvernement et par François Hollande.

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