Le deuxième axe de l’exposition rappelle la façon dont l’information se construit, dans toute sa dimension matérielle . La description de cette « fabrique » révèle les multiples tâches accomplies, du terrain à l’imprimerie, contribuant à transformer des faits en matière à penser ou à distraire. De l’instant où le rédacteur en chef prend connaissance d’une information à celui où le lecteur la découvre développée, illustrée et titrée à la une se déploie une longue chaîne d’opérations tant éditoriales que techniques. Divers structures, services et métiers sont impliqués, de l’agence de presse au typographe, de l’envoyé spécial à l’éditeur, des standardistes au secrétariat de rédaction. Jusqu’à l’heure du bouclage, l’information se transmet, se vérifie, se développe, s’écrit et se met en page avant d’être imprimée.

Le Journal : Installation des flans sur la rotative, 1er février 1936
Le Journal : Installation des flans sur la rotative, 1er février 1936 © Photographie Fonds L’Aurore/Le Journal BnF, département des Estampes et de la photographie

Ce mode d’élaboration a peu changé des premières décennies du XXe siècle à l’avènement du numérique. Si des facteurs techniques, culturels et humains ont permis de repousser les limites temporelles et spatiales et de diversifier les formes de traitement de l’information, les étapes restent aujourd’hui les mêmes, de l’agence filaire à la rédaction du journal et à ses imprimeries, en passant par le travail des journalistes et des photographes d’agence sur le terrain.

Dépêches, carnets de reportages, planches-contacts, matériel de transmission témoignent ici d’un processus collectif qui chaque jour, chaque semaine, reprend son cycle en renouvelant son contenu.

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