Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve © Radio France

Le ministre délégué chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, était l’invité de "Tous politiques" ce dimanche. L’occasion de revenir sur une semaine riche en actualité européenne, avec notamment le sommet en fin de semaine à Bruxelles.

L’affaire Depardieu

Pour Bernard Cazeneuve, le fait que Gérard Depardieu veuille quitter "sa patrie", c’est un manque de reconnaissance. Pour lui, le fait que la France traverse actuellement une phase difficile devrait au contraire inciter les plus riches à y rester, particulièrement quand le pays "leur a tant donné". Une façon de défendre la position de Jean-Marc Ayrault, qualifiant de "minable" le départ de l’acteur, alors que ce dernier part s’installer en Belgique.

"Lors qu'un pays vous a beaucoup donné, il n'est pas anormal de lui en rendre une partie"

"Ce qui serait scandaleux, c’est que l’on demande une contribution à des gens de talent, sans qu’on les reconnaisse pour leur talent : nous, nous faisons les deux."

Le mariage pour tous

L’actualité du jour c’était aussi le mariage pour tous, avec des manifestations dans les principales villes de France tout le week-end. 60.000 personnes ont défilé à Paris, selon la police, 150.000 selon les organisateurs. Bernard Cazeneuve n’était pas dans le cortège (contrairement à d’autres comme Cécile Duflot) mais a affirmé son soutien au projet de loi ouvrant la voie au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe.

"Pour nous, il s'agit de tenir un engagement, la République doit être un espace de tolérance"

L’épineux dossier Florange

Bernard Cazeneuve le reconnaît : le sentiment de trahison ressenti par les salariés d’ArcelorMittal est aussi dû à un problème de communication.

"Nous n'avons pas été très efficaces dans la communication autour de ce dossier"

Il estime toutefois que ce qui compte au final, c’est ce qu’a obtenu le gouvernement, et notamment l’abandon des suppressions de postes. Reste à savoir si Mittal tiendra ses engagements. Dans ce cas, toutes les solutions, y compris la nationalisation, peuvent être envisagées, selon le ministre.

Une semaine de progrès pour l’Union européenne

Les 27 se sont notamment mis d’accord sur la supervision bancaire, un dossier important pour "éviter une nouvelle crise financière", dixit François Hollande. Pour Bernard Cazeneuve, c’est une bonne nouvelle et cela permettra de mieux gérer des crises comme l’affaire Kerviel, par exemple.

"Si le dispositif fonctionne bien, on devrait éviter ce genre d'errements avant qu'ils ne se produisent"

La montée d’une "euro-hostilité" ?

Pour le ministre délégué aux Affaires européennes, il faudra dans les prochaines années développer "l’ambition sociale" de l’Europe. Pas facile face à des pays plus timorés en la matière, comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Bernard Cazeneuve assure toutefois que le couple franco-allemand se porte bien. Ce qui l’inquiète le plus, c’est un certain euro-scepticisme chez les populations.

"Il y a aujourd'hui de l'euro-hostilité, des mouvements comme le séparatisme, le nationalisme, le populisme"

Affaire Cahuzac : aux accusateurs de prouver leurs dires

Pour Bernard Cazeneuve, Jérôme Cahuzac est un "ami". Il n’a donc "pas l’ombre d’un doute sur son intégrité", alors que le ministre du Budget est accusé par Mediapart d’avoir eu un compte en Suisse. Des accusations qu’il dément formellement et qui, selon son ami Bernard Cazeneuve, sont encore loin d’être prouvées.

"Ce n'est pas à Jérôme Cahuzac d'apporter la preuve que les accusations sont fausses"

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