le haut conseil plus pessimiste que le gouvernement sur les prévisions de croissance
le haut conseil plus pessimiste que le gouvernement sur les prévisions de croissance © reuters

La France est entrée en récession avec un recul de 0,2% de son produit intérieur brut au premier trimestre, qui fait suite à une contraction d'ampleur similaire au dernier trimestre 2012, annonce l'Institut national de la statistique et des études économiques. Une récession correspond techniquement à un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs.

Le PIB français a reculé de 0,2% au premier trimestre, après une contraction de même ampleur au dernier trimestre 2012. Ce sont les chiffres de l'INSEE ce matin. Et la France entre officiellement en récession.

Le produit intérieur brut (PIB) français a reculé de 0,2% au premier trimestre, après une contraction de même ampleur au dernier trimestre 2012. Ce sont les chiffres de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) ce matin. Deux trimestres consécutifs de baisse du PIB et la France entre donc officiellement en récession.

Les détails avec Philippe Lefébure

L'acquis de croissance pour 2013 est de -0,3% ce qui signifie que si la croissance était nulle sur les trois derniers trimestres, l'activité économique de la France se contracterait de 0,3% sur l'année. Les services de Bercy maintiennent néanmoins leur prévision de croissance à 0,1% sur l'année 2013.

Le gros point noir relevé par l'INSEE, c'est la consommation. L'institut estimait la baisse de la consommation des ménages à 0,1%. Elle aura finalement été plus forte et atteint 0,4% l'an dernier. En parallèle, la chute du pouvoir d'achat des ménages français est elle aussi plus forte chute que prévu. Elle avait été évaluée à 0,4% pour 2012, ce qui était déjà un record. Finalement, elle est établie à 0,9%.

En revanche, l'estimation du déficit public et de la dette reste inchangée. Le déficit public est ramené à 4,8% du PIB en 2012 et la dette a progressé jusqu'à atteindre 90,2% du PIB.__

Les explications de Mathieu Plane, économiste à l'OFCE, l'Observatoire français des conjonctures économiques

L'Allemagne s'en sort mieux

Le Produit intérieur brut (PIB) allemand a très légèrement crû au premier trimestre, de 0,1%, selon une première estimation publiée par l'Office fédéral des statistiques. Cette croissance "faible" s'explique largement par l'hiver anormalement long et froid, explique l'Office, qui a également révisé pour la deuxième fois en baisse le chiffre du quatrième trimestre 2012 : l'économie allemande s'est contractée de 0,7% sur les trois derniers mois de l'année, selon le nouveau chiffre.

Le recul du PIB du quatrième trimestre, estimé au départ à "environ un demi-point de pourcentage" avait déjà été révisé à -0,6%. Au premier trimestre, "les impulsions positives ne sont venues pratiquement que des ménages" et leur consommation, précise l'Office, tandis que les investissements des entreprises ont continué à reculer. Le commerce extérieur "n'a eu quasiment aucun effet" sur la croissance.

Statistiques détaillées sur le site de l'Insee

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