[scald=109443:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le gouvernement français s'est montré optimiste jeudi sur une prochaine utilisation des stocks stratégiques de pétrole, une mesure discutée aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, qui vise à faire baisser les prix des carburants.

Le Premier ministre, François Fillon, a estimé qu'il y avait de "bonnes perspectives" d'accord entre Européens et Américains sur l'utilisation de ces stocks, constitués pour faire face à une éventuelle pénurie.

Le ministre de l'Economie, François Baroin, a pour sa part déclaré : "Je pense qu'on peut raisonnablement l'attendre, je pense que c'est l'intérêt de tous les pays non producteurs. Pour quand ? Ca dépend de l'Agence (Agence internationale de l'énergie NDLR)". "On ne veut pas le faire seul", a-t-il dit sur Europe 1.

Ces responsables s'exprimaient au lendemain de l'annonce par la France qu'elle travaillait avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à une éventuelle utilisation des stocks.

François Fillon a estimé sur France Inter "qu'il y a aujourd'hui de bonnes perspectives, notamment pour que les Etats-Unis et l'Europe s'accordent sur cette solution".

Le but est de faire baisser les prix des carburants, dont la hausse menace l'activité économique et l'emploi, à moins d'un mois du premier tour de l'élection présidentielle en France.

"Il ne faut pas en attendre des miracles sur la baisse du prix de l'essence", a toutefois ajouté François Fillon.

Ces prix ont fortement augmenté avec la hausse des prix du pétrole, dont le baril de la Mer du Nord (Brent) se traite à près de 125 dollars, un niveau seulement récemment dépassé mi-2008 à près de 150 dollars.

Le litre d'essence s'est ainsi approché de deux euros dans certaines stations parisiennes les plus chères, selon le comparateur de prix du ministère de l'Economie.

La question de l'utilisation des stocks stratégiques est posée avec acuité aux Etats-Unis, un pays également en campagne présidentielle, même si la décision de l'Arabie saoudite d'intervenir pour pallier toute perturbation de la production qui serait provoquée par les tensions avec l'Iran a rassuré.

Il revient traditionnellement à l'Agence internationale de l'énergie, basée à Paris, de coordonner les libérations de réserves stratégiques de pétrole.

Mais l'AIE a jusqu'à présent refusé de coordonner une libération globale de stocks par ses 28 pays membres.

Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Bélot

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