L’ancien pilier du régime libyen de Mouammar Kadhafi a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi à l'aéroport de Nouakchott, en Mauritanie.

La Libye, la France et la Cour pénale internationale (CPI) qui l'a inculpé de crimes contre l'humanité ont demandé son extradition.

Abdallah al-Senoussi, avait été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité dans l’affaire de l’attentat terroriste du 19 septembre 1989 contre le vol UTA 772 qui a coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français.

Nicolas Sarkozy a salué cette arrestation en Mauritanie de l’ex-chef des renseignements libyens, Abdallah al-Senoussi, et confirmé qu’une demande d’extradition en France allait être formulée « dans les prochaines heures ».

Beau-frère de l'ancien «Guide de la révolution», al-Senoussi, colonel âgé de 62 ans, faisait partie du premier cercle entourant Kadhafi. Il a longtemps été chef des renseignements militaires de Libye, l'«un des organes de répression les plus puissants et efficaces du régime», selon la CPI.

Des sources de sécurité nigérienne et malienne avaient affirmé en octobre 2011 qu'Abdallah al-Senoussi, invisible depuis la chute de Tripoli, en août 2011, était passé du Niger au Mali avec quelques-uns de ses hommes.

Un mois plus tard, en novembre, le nouveau régime libyen avait annoncé son arrestation dans la ville de Sabha, dans le sud du pays. Mais depuis cette annonce, aucune image d'Al-Senoussi n'avait été diffusée.

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