Les trois militants réclamaient l'organisation d'une primaire prévue selon eux par les statuts du parti. Des statuts "ambigus" estime le tribunal qui rejette leur demande.

Jean christophe Cambadélis
Jean christophe Cambadélis © Maxppp / Jérémie FULLERINGER

Non, la justice ne contraindra pas le Parti Socialiste à organiser une primaire. La première chambre civile du tribunal de grande instance de Paris déboute ce mercredi les trois adhérents socialistes qui l'avaient saisi le mois dernier. Les militants estimaient que leur formation politique ne respectait pas ses propres statuts en n’ayant pas encore validé l’organisation d’une primaire en vue de l’élection présidentielle de 2017 alors que les textes du PS le stipulent : «le candidat à la présidence de la République est désigné au travers de primaires citoyennes ». Des statuts « contradictoires, ou à tout le moins ambigus » estime la justice pour qui "les exigences de la vie démocratique excluent qu'elles se voient imposer leur conduite par les tribunaux".

Un jugement trois jours avant le conseil national du parti

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis n’exclut pas de convoquer un congrès extraordinaire pour modifier les statuts du PS et dispenser ainsi François Hollande de primaire.

Invité de la chaine LCP, le patron du parti a souligné que plusieurs personnalités de gauche estiment qu’un président de la république n’a pas à « repasser par cette case ». Une question qui animera le conseil national du parti ce samedi 18 juin. Une grande primaire de toute la gauche reste tout de même la solution privilégiée estime Jean Christophe Cambadélis. Cependant certains candidats comme Jean Luc Mélenchon ont déjà déclaré leur candidature pour l’élection présidentielle de 2017.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.