Le 30ème sommet franco-italien a lieu aujourd'hui à Lyon. Au programme des discussions entre François Hollande et Mario Monti, essentiellement la liaison ferroviaire entre Lyon et Turin. Une liaison qui mettrait Milan à quatre heures seulement de Paris, contre sept aujourd'hui, à l'horizon 2028-2029. Soit trois à quatre ans de plus que la date de 2025 avancée initialement, il y a une vingtaine d'années.

Quentin Dickinson suit les grands dossiers européens pour France inter

L'accord sur le projet de Ligne à grande vitesse a été signé dans la matinée.

Le financement de la ligne, évalué à 25 milliards d'euros au total, reste la grande inconnue en cette période de crise qui met en veilleuse bon nombre de projets jugés trop coûteux.

La seule construction du tunnel sous les Alpes devrait coûter 8,5 milliards d'euros, dont 2,9 milliards pour l'Italie et 2,2 milliards pour la France, les 40% restant devant être à la charge d'une Union européenne qui a toutes les peines à s'entendre sur son enveloppe budgétaire 2014-2020.

La ligne doit permettre de basculer de la route vers le rail le transport de marchandises à travers la plus haute chaîne de montagnes d'Europe, augmentant considérablement le volume de fret entre les deux pays.

Le projet, défendu à Paris et Rome, est contesté par des associations environnementales et des riverains.

Une mobilisation importante en Italie, plus modeste en France... Reportage de Claude Cordier.

Des manifestations sont prévues lundi à Lyon, où convergera une partie des gouvernements français et italien. Un important dispositif de sécurité est prévu dans la ville et aux abords de la préfecture du Rhône, où se tiendra le sommet.

Les opposants au projet de ligne à grande vitesse, ont dénoncé l'interpellation samedi matin à Modane (Savoie) de 15 Italiens attendus à leur "avant-sommet".

A plusieurs reprises ces derniers mois, des opposants au projet ont saboté des lignes SNCF dans la région.

Dans un rapport sur l'état des finances publiques publié en juillet, la Cour des comptes pointait du doigt les projets d'infrastructures de transport lancés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy et s'inquiétait, entre autres, du coût de la liaison Lyon-Turin.

C'est le cas de Dominique Dord, député UMP de Savoie, ébranlé par le dernier rapport de la cour des comptes. Toute la question maintenant c'est de savoir si ça vaut le coup.

Dominique Dord demande à RFF de le prouver. Il répond à Claude Cordier.

"Le gouvernement est toujours attentif à ce que dit la Cour des comptes", a dit un conseiller de François Hollande. "Le gouvernement précédent avait engagé quelque 200 milliards. On a examiné la pertinence et la viabilité de chaque projet, et décidé que la ligne Lyon-Turin serait prioritaire".

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