jean-marc ayrault se défend de tout assistanat envers les jeunes
jean-marc ayrault se défend de tout assistanat envers les jeunes © reuters

Sans surprise, les députés ont rejeté la motion de censure de l'UMP contre le gouvernement. Avant le vote, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a défendu son action et appelé les Français à un "compromis historique" afin de "vaincre la crise".

229 députés ont voté ce mercredi pour la motion de censure à l'encontre du gouvernement. Elle n'a donc pas été adoptée. Il aurait fallu 287 voix pour faire tomber le gouvernement.

Mais au-delà de ce vote, cette séance a surtout permis au Premier ministre de défendre l'action de la majorité depuis dix mois et de tracer un cap pour le reste du quinquennat.

Dans un discours fleuve, Jean-Marc Ayrault s'est adressé aux députés, les assurant de sa "détermination réformiste" pour redresser l'économie française. "Je sais où je vais", a affirmé le Premier ministre à la tribune de l'Assemblée nationale.

Au lendemain de la démission de Jérôme Cahuzac- à qui il a rendu hommage-, Jean-Marc Ayrault s'est exprimé sur sa détermination "sans faille", sur sa solidité face aux accidents de parcours qui ont jalonné les dix mois de la présidence Hollande. Il a défendu ses méthodes. "J'assume", a-t-il répété.

Nathalie Kosciusko-Morizet a regretté cet hommage à l'ex-ministre.

Jean-Marc Ayrault a formulé le voeu de "réveiller l'espoir".

Je sais combien les efforts que je demande sont difficiles. Je sais que, pour ceux qui souffrent, aucun changement n'est assez rapide. Ce que je veux, c'est que chaque Français soit partie prenante du redressement. Aujourd'hui je vous invite au redressement de la nation.

Le Premier ministre a également appelé à un "compromis historique avec tous les Français" afin de "vaincre la crise".

Un discours en réponse à la motion de censure des députés UMP, qui l'ont accusé de mener la France vers"l'abîme" en se trompant de diagnostic et en administrant "une mauvaise médecine".

Jean-Marc Ayrault a-t-il réussi son grand oral ? Réponse de Stéphane Leneuf.

L'inquiétude des Français et de l'UMP

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, à l'initiative de cette 54e motion de censure de l'histoire de la Ve République, avait entamé les hostilités en soulignant "l'inquiétude des Français" quant à la "capacité" du Premier ministre "à décider du destin de notre pays dans cette période de crise".

Jean-François Copé a vivement critiqué l'action du gouvernement mais aussi du chef de l'Etat.

Le président de l'UMP a demandé au Premier ministre de mettre un terme à "l'étranglement fiscal" des Français.

Jean-François Copé a ainsi clamé:

Soyez Schröder lançant les réformes qui ont permis à l'Allemagne de sauver son modèle social en renforçant sa compétitivité.[...]Soyez Clémenceau, capable de choisir son pays plutôt que son parti.

Du côté des soutiens du gouvernement, les députés du Front de gauche n'ont pas voté cette motion de censure, a répété leur président André Chassaigne, tout en se montrant critique envers de larges aspects de la politique gouvernementale.

André Chassaigne de déclarer:

Il faut encore aller plus loin, beaucoup plus loin, dans le sens de la justice fiscale, notamment en renforçant la progressivité de l'impôt et les dispositions de taxation du capital improductif.

Le président du Modem, François Bayrou, absent lors de ce vote, a déclaré pour sa part qu'il n'aurait pas voté cette motion de censure s'il avait été présent à l'Assemblée nationale.

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