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Marion Larat, 25 ans, handicapée à 65% depuis son AVC, a décidé de porter plainte contre le directeur général de Bayer Santé pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine". La plainte vise aussi le directeur général de l'ANSM, l'agence nationale de sécurité du médicament. La jeune fille impute son accident vasculaire cérébral à la pilule de troisième génération qu’elle prenait depuis quatre mois. Depuis son AVC qui l'a plongée dans le coma le 13 juin 2006, elle souffre de nombreuses séquelles, dont des troubles du langage et de la mémoire.

Si la plainte n’a été déposée que six ans après les faits, c’est qu’en en juin une commission a fait le lien entre la prise du médicament et le terrain génétique très particulier de la jeune femme.

Marin Larat au micro de François Desplans

"Méliane", la pilule de Marion Larat, comme les autres dites de 3ème génération, est volontier présentée comme plus confortable pour les femmes, on lui prête moins d'effets secondaires. Elle fait neanmoins courir aux femmes deux fois plus de risque de complications du type phlébite que celles de la génération précédente.

Aux Etats-Unis, pas moins de 13.500 plaintes ont été déposées contre la pilule YAZ, également du laboratoire Bayer. L'agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a annoncé en avril un renforcement de l'avertissement sur certaines pilules contraceptives, qui accroîtraient le risque de caillots sanguins.

Les pilules de 3e génération sont prises aujourd'hui par 1,5 à 2 millions de femmes en France

Après les conclusions rendues par la Commission de transparence de la Haute autorité de santé, Marisol Touraine a annoncé mi-septembre la fin du remboursement par la Sécurité sociale des pilules de troisième génération à compter du 30 septembre 2013. "Ce risque reste toutefois très faible, de 3 à 4 cas pour 10.000 utilisatrices", selon le ministère de la Santé.

Nathalie Bajosse, directrice de recherche à L'INSERM, spécialiste de la contraception

En France, cette pilule représente la moitié de celles qui sont prescrites. Pour le président du collège des gynécologues français, c'est sans doute trop, car on sait qu'elle augmente les risques de formations de caillot.

Le professeur Hedon, joint par Bruno Rougier

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