Romy Schneider
Romy Schneider © Radio France /
Romy Schneider
Romy Schneider © Radio France /

Après avoir reçu et lu le scénario de "César et Rosalie" (qui s'intitule alors "Le coup de foudre ou Rosalie"), Romy Schneider adresse un télégramme à Claude Sautet:

« Mon Clo, scénario arrivé dernière minute, déjà lu deux fois, quelle belle histoire, je ris, je pleure, je l’ai envie, elle arrive ton Rosalie ».

Ce télégramme est l'une des précieuses archives que Jean-Pierre Lavoignat, journaliste de cinéma, a réuni dans une superbe exposition consacrée à Romy Schneider, à Boulogne Billancourt, à l'Espace Landowski, jusqu'au 22 février prochain.

Ils’est concentré non pas sur les tragédies de la vie de l’actrice mais sur le cinéma,sur la manière dont Romy Schneider a offert sa beauté et sa douleur aussi au cinéma.

Il réunit le matériau traditionnel d’un hommage :

- beaucoup

Romy Schneider
Romy Schneider © Radio France /
d’affiches de film, de "Sissy" notamment, puisqu’à l’époque, la distribution n'était pas centralisée mais régionale. Chaque distributeur qui achetait le film concevait sa propre affiche.

- des extraits de films, dont la manière qu’avait la jeune Romy de sauter dans les bras de sa mère, Magda, dans les 8 films qu’elles tournent ensemble dont trois "Sissy".

- Les photos prêtées entre autres par des collectionneurs et par Delon qui a donné pour l'occasion les images encadrées avec le même bois et conservées chez lui comme des reliques de son histoire, un mausolée de sa légende.

Avec cette riche matière, se déploie le destin d’une petite allemande programmée pour être la gloire du pays toute sa vie, à partir de 15 ans (dans "Lila Blanc"), et qui échappe à son destin grâce des hommes qui la remarquent: Alain Delon en 58, qu’elle choisit sur catalogue comme partenaire pour « Christine », Visconti qui la métamorphose, de la princesse Romy, il commence à faire une femme libre en la dirigeant d’abord au théâtre puis Claude Sautet qui achève sa transformation en lui offrant des rôles de femme française .

Dans ce parcours chronologique, vous faites des pauses dans des espaces thématiques comme celui consacré au duo formé par l’actrice et son metteur en scène, Claude Sautet. Ils sont chacun l’alter ego de l’autre. Elle lui apporte sa lumière, il lui apporte sa rigueur.

Dans une vitrine, des télégrammes de la comédienne, mais aussi des pages du scénario de "César et Rosalie", scénario de Dabadie annoté de la main de Sautet. Le film, en Italie, change de titre: « Il est sympa mais je lui mettrais bien ma main dans la figure ! » Une phrase que prononce Montand César à propos de David Samy Frey.

Ecoutez bien aussi "la chanson d'Hélène" interprétée par Romy Schneider et son ami Michel Piccoli. Vous reconnaîtrez la version française et découvrirez une version allemande et italienne. Emus, vous aurez peut-être même l'envie d'assumer un côté midinette en vous offrant un petit carnet Romy Schneider (trop cher, 8 euros!) avec la photo de l'actrice aux épaules nues, forcément sublime.

"Romy Schneider, une femme française", jusqu'au 22 février, Espace Landowski, 28, avenue Morezt, Boulogne Billancourt, métro Marcel Sembat.

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