Le gouvernement français ne s'opposera pas "à tout prix" à un amendement élargissant l'assistance à la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes dans le débat parlementaire sur le mariage pour tous, a confirmé mercredi sa porte-parole.

Alors que la gouvernement avait dans un premier temps refusé d'introduire la PMA dans le projet de loi, promettant que cette question serait traitée dans une future loi sur la bioéthique, la Garde des sceaux a confirmé mardi un changement de ligne.

"S'il arrive dans le débat parlementaire, le gouvernement ne bloquera pas les choses" , avait dit Christiane Taubira.

"C'est une très bonne chose qu'elle ait exprimé les choses de cette façon" , a jugé mercredi Najat Vallaud-Belkacem lors du compte-rendu du conseil des ministres.

"C'est ainsi que je ressens aussi les choses en effet, que le gouvernement n'a pas l'intention de bloquer à tout prix cette mesure" , a ajouté la benjamine du gouvernement.

Un amendement qui va trop loin, selon la droite

Cette position avait été défendue en octobre dernier par le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux tandis que cent députés signaient un appel en faveur de la PMA.

Les explications d'Annaïg Haute.

Le texte sur le mariage pour tous, vivement critiqué par l'opposition de droite, sera examiné à l'Assemblée nationale fin janvier.

Harlem Désir, Premier secrétaire du PS, a déclaré lundi que son parti était pour inclure la procréation médicalement assistée dans le projet de loi, mais qu'il ne soutenait pas la grossesse pour autrui (GPA) ou "mères porteuses" .

Mais la question est toujours en débat au sein du Parti socialiste, qui se prononcera mardi prochain, a indiqué à Reuters Olivier Faure, secrétaire national à la communication.

A titre personnel, le député souhaite que les socialistes puissent "différer la question du PMA" et la discuter dans le cadre d'une prochaine loi de bioéthique, domaine dont relève à ses yeux la procréation médicalement assistée.

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