Infographie polynesie
Infographie polynesie © Radio France

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté cette nuit une résolution qui place la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser. Elle a été présentée par plusieurs petits Etats du Pacifique (îles Salomon, Nauru, Tuvalu, Samoa) ainsi que par le Timor oriental, et a été adoptée par consensus.

La France, qui s'oppose à cette démarche, n'a pas participé à la séance et a immédiatement dénoncé "une ingérence flagrante" et "une absence complète de respect pour les choix démocratiques des Polynésiens" qui viennent d’élire Gaston Flosse, un autonomistes, qui a battu l’indépendantiste Oscar Témaru aux élections territoriales début mai.

A la suite du vote, plusieurs pays dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas ou les Etats-Unis, se sont "démarqués du consensus" pour marquer leur désapprobation, faisant valoir la défaite des indépendantistes aux élections territoriales.

Actuellement, la Polynésie française est une collectivité dotée d'une très large autonomie, mais la France conserve ses compétences régaliennes, telles que la sécurité publique ou les relations internationales.

La résolution qui "affirme le droit inaliénable de la population de la Polynésie française à l'autodétermination et à l'indépendance", a une portée largement symbolique. Elle ouvre en principe la voie à un référendum d'autodétermination par lequel la population polynésienne pourrait à terme se prononcer en faveur de l'indépendance, de la départementalisation ou d'un statut intermédiaire d'autodétermination. Mais en pratique, plusieurs des gouvernements qui ont des territoires sur la liste ne respectent pas ces règles.

A l'ONU, Aurélien Colly

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La Nouvelle-Calédonie figure déjà sur la liste de l'ONU. La France soumet régulièrement des rapports à l'ONU sur l'application des accords de Matignon et de Nouméa sur l'autonomie de ce territoire.

L'adoption de cette résolution constitue une victoire pour le président polynésien sortant, l'indépendantiste Oscar Temaru, au moment même où Gaston Flosse était élu à Papeete

Le gouvernement français avait réussi à retarder ce vote à l'ONU pendant près de deux mois, jusqu'aux élections du 5 mai, mais les promoteurs de la résolution ont refusé de retirer leur texte malgré les pressions de Paris et une ultime démarche de Gaston Flosse qui avait demandé au président de l'Assemblée générale de repousser le vote, en s'appuyant sur le verdict des urnes.

Gaston Flosse au micro de Polynésie 1ère , dénonce "une imposture de Monsieur Témaru" et une "dictature" de l'Onu

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S Onu Polynésie Flosse

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