KOUROU, Guyane française (Reuters) - La première fusée Vega, le plus petit des trois lanceurs utilisés à partir du centre spatial de Kourou, en Guyane française, a décollé lundi pour le compte de l'Agence spatiale européenne.

La fusée a quitté le site de lancement de Kourou à 07h00, heure locale (11h00 GMT). La mission doit durer 90 minutes, jusqu'à la séparation des neuf satellites qui devraient être mis en orbite.

Le consortium européen Arianespace voit dans ce lanceur, plus léger qu'Ariane 5 ou la fusée russe Soyouz, le moyen de se développer sur le marché des petits satellites d'observation de la Terre, où la demande est de plus en plus forte.

Un peu moins d'une heure après le décollage, le vol Vega VV01 mettra sur orbite Lares, satellite développé par l'agence spatiale italienne, pour mesurer le phénomène de distorsion du temps provoqué par la rotation de la Terre.

Environ un quart d'heure plus tard, ce sera au tour du satellite de recherche ALMASat-1, de l'université de Bologne, d'être mis sur orbite en même temps que les sept autres, des nanosatellites réalisés par les universités membres de l'Agence spatiale européenne.

Le dernier-né des lanceurs européens aura mis une décennie pour voir le jour et est destiné aux satellites de petite taille, entre 300 et 2.500 kg. Vega répond principalement aux exigences d'un marché des satellites scientifiques de plus en plus miniatures et économes.

Le programme de développement de Vega aura coûté près de 710 millions d'euros, assumé à près de 60% par l'Italie, le deuxième contributeur étant la France avec une participation de près de 25%.

Ce premier lancement - le seul de l'année - doit permettre de valider l'ensemble de lancement Vega en vue d'une exploitation commerciale sur le marché international dans ce créneau très porteur des petits satellites.

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Lancement réussi ! Les précisions de Sophie Bécherel

Jessy Xavier, avec Alex Miles, édité par Patrick Vignal

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