Cette bataille est devenue une affaire d'Etat

Une étude d'impact sur l'environnement est actuellement en cours. Mais en attendant les résultats, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a clairement pris position contre le circuit de Flins. Tandis que François Fillon et Bernard Laporte, le secrétaire d'Etat aux sports, soutiennent le projet.

Sarcelles, l’autre projet, compte bien profiter de la polémique née à Flins

Une polémique qui relance du coup un autre projet, celui de Sarcelles dans le Val d'Oise. Les élus espèrent récupérer le Grand Prix de France de Formule 1, grâce à leur projet de développement du territoire basé sur des activités sportives, comme ça a été le cas de Saint Denis avec le stade de France.

Un évènement idéal qui leur permettrait de développer un vaste pôle omnisport près de Roissy. Avec un dôme pour les grandes compétitions, un circuit moto et un laboratoire consacré aux énergies de demain.

Le projet financé par des investisseurs privés, pourrait créer près de 10 000 emplois dans un département qui compte 30% de chômeurs, si l’on en croit le député socialiste du Val d'Oise et maire de Sarcelles.

François Pupponi, le maire de Sarcelles (Yann Gallic)

### En attendant, le monde de la F1 s'impatiente et craint la disparition pure et simple du Grand Prix de France. Alain Prost, qui s'est personnellement impliqué dans le projet de Flins, dénonce un blocage politique. Quant à l'ancien pilote, Jacques Laffite, il regrette qu’on tarde à commencer les travaux. Pour lui en France tout est compliqué par la « politique » et la défense de l’environnement. _**Jacques Lafitte,** l'ancien pilote_
Au final, le gouvernement et Nicolas Sarkozy devront trancher. Une réunion interministérielle est d'ailleurs prévue aux alentours du 26 mai pour tenter de mettre fin à la discorde... et sauver le Grand Prix de France.
Manif anti grand prix
Manif anti grand prix © Radio France / Yann Gallic
> Les projets de nouveaux circuits pour accueillir le Grand Prix de France de Formule 1 ont finalement été abandonnés. A Flins dans les Yvelines, les écologistes ont gagné leur combat: la région Ile-de-France a acquis les 178 hectares de terrain pour faire de l'agriculture biologique. Le projet "Val de France" à Sarcelles est lui-aussi au point mort, en raison notamment de la présence de gazoducs sur le site. En juin dernier, le premier ministre, François Fillon, a mis en place un groupe de travail qui privilégie désormais le circuit du Castellet. Reste encore à trouver les financements (entre 20 et 25 millions d'euros). **Le Grand Prix de France pourrait renaître de ses cendres dès 2013** .
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