Ouvrir son flux Twitter et tomber sur les dernières infos trafic de votre ligne de métro, c’est désormais possible. Bien longtemps après l’apparition du compte qui collecte tous les tweets qui font l’état du réseau des transports en Île-de-France (et ailleurs), la régie des transports parisiens lance officiellement son service d’info trafic via Twitter.

Un lancement annoncé plusieurs jours à l’avance, expérimenté d’abord sur quatre lignes du métro, les lignes , , et . Mais le jour J, les utilisateurs de Twitter ont eu la bonne surprise de voir s’exprimer les autres lignes du métro, avec des tweets pour le moins surprenants :

RATP_visuel
RATP_visuel © Radio France

L’explication de ces messages peu communs ? En ouvrant ses quatre comptes-test, la RATP a oublié de réserver des comptes pour les douze autres lignes de son réseau de métro. Etant donné qu’il est permis à tout internaute de créer un compte Twitter, certains ne s’en sont pas privés. C’est ainsi que l’on a vu apparaître, en moins d’une journée, une ligne 11 appelant ses utilisateurs à sourire, parce que “la vie est trop courte pour faire la gueule”, ou une ligne 9 invitant ses utilisateurs à faire un “pogo” dans ses rames.

La blague fut de courte durée : la RATP a vite repris la main sur ces comptes, désormais verrouillés. Mais pour garder une trace de ce détournement bon enfant, la régie a créé un site, “RATP Hall of fake” une sélection de ces tweets (pas forcément les plus drôles, dommage).

Derrière cette expérience, on peut voir, toutefois, un positionnement clair de l’entreprise en faveur d’une évolution vers le numérique. Avant de se lancer sur Twitter, la RATP a rendu une partie de ses données publiques, se conformant aux exigences de “l’open-data”, une démarche globale d’ouverture des données publiques.

Le métro, aux heures d'affluence
Le métro, aux heures d'affluence © MAXPPP / Vincent Isore

Les chiffres exacts du trafic entrant pour chaque station, les coordonnées géographiques des stations, ou même les codes couleur des lignes, font par exemple partie des données rendues publiques, sous licence libre, ce qui permet à tout le monde d’en faire usage.

La RATP dans l'ère de l'Open data

Tout le monde... et en particulier les développeurs, qui peuvent désormais exploiter ces données pour proposer aux utilisateurs des applications - ou des sites internet plus performants. Les données les plus importantes du réseau sont disponibles... à l’exception des fameuses fiches horaires, sur lesquelles la RATP garde (pour le moment) la main.

L’open data est un revirement de stratégie majeur pour la RATP, qui jusqu’à présent verrouillait l’ensemble de ses données et visuels. Plusieurs applications mobiles avaient été retirées de l’App Store d’Apple sur demande de la RATP, au motif qu’elles reproduisaient les cartes et les horaires, ainsi que les signalétiques des lignes de métro.

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