les députés adoptent de justesse la réforme des retraites
les députés adoptent de justesse la réforme des retraites © reuters

Les députés ont adopté de justesse mardi le projet de loi de réforme des retraites. Les radicaux de gauche et les écologistes se sont abstenus et le Front de gauche a voté contre ce texte clé du quinquennat de François Hollande.

Seul le groupe socialiste a voté pour ce projet de loi qui aété adopté en première lecture par 270 voix contre 249 et n'apas fait le plein de ses troupes puisque 17 de ses députés sesont abstenus. La majorité absolue de 289 députés n'est donc pasatteinte, fait rarissime pour un texte de cette importance.

Le groupe du Front de gauche, qui a mené bataille contre la réforme, a voté contre, tout comme l'opposition UMP et UDI (centriste), pour des raisons diamétralement opposées. Le Sénatexaminera à son tour ce texte à partir du 28 octobre. "Le vote du PC n'est pas une surprise, l'abstention des écologistes n'est pas une surprise, l'abstention des radicaux de gauche est un peu plus surprenante, on ne s'y attendait pas", a déclaré à Reuters Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS. Le projet de loi prévoit un allongement de la durée de cotisation dans les secteurs privé et public à 43 ans à l'horizon 2035 ainsi qu'une hausse générale de 0,3 point en quatre ans des cotisations salariales et patronales.

Des manifestations aux rangs clairsemés

Les quatre syndicats opposés à la réforme - CGT, FO, FSU et Solidaires - ont appuyé ce discours dans des cortèges clairsemés, dont un aux abords de l'Assemblée, où quelquesmilliers de personnes se sont rassemblées. Le texte, qui ne touche ni aux régimes spéciaux, ni à l'âge légal qui reste fixé à 62 ans, prévoit également la création à partir de 2015 d'un compte personnel de prévention de la pénibilité qui permettra de bénéficier d'une réduction de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.

Un "compte-pénibilité" contre lequel s'insurge le patronat. Pierre Gattaz, président du MEDEF estime

.. .ce dessein nous fait frémir, on va vers une bureaucratie à la Kafka!

Le reportage de Véronique Julia

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.