[scald=219187:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Il faut s'inspirer de l'exemple de la Suisse qui a approuvé dimanche par référendum la mise en place d'un système de contrôle des rémunérations des dirigeants d'entreprise parmi les plus stricts au monde, a déclaré lundi Jean-Marc Ayrault.

"Les Suisses souvent nous montrent la voie et personnellement je pense qu'il faut s'en inspirer", a déclaré le Premier ministre à l'issue d'un séminaire gouvernemental consacré à l'emploi. Il a qualifié la votation suisse "d'excellente expérience démocratique".

Le texte suisse donne aux actionnaires des sociétés cotées en bourse un droit de veto sur le montant des salaires des dirigeants et une interdiction des primes d'entrée et des indemnités de départ.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a déjà plafonné les rémunérations des dirigeants des entreprises publiques et planche encore sur un mécanisme pour taxer les rémunérations des plus riches après la censure du Conseil constitutionnel d'une taxation à 75% des revenus annuels de plus d'un million d'euros.

Au niveau européen, un accord provisoire conclu la semaine passée prévoit que les primes versées aux banquiers ne puissent dépasser le montant annuel de leur salaire. Cet accord doit encore être approuvé par une majorité d'Etat européens.

Julien Ponthus, édité par Yann le Guernigou

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