[scald=214229:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le gouvernement attendra la remise d'un rapport sur la politique familiale avant de se prononcer sur une éventuelle taxation des allocations familiales, a déclaré lundi Pierre Moscovici.

Cette proposition, formulée dimanche par le premier président de la Cour des comptes, est critiquée à droite. Didier Migaud, qui suggère également la taxation des pensions des retraités, y voit une piste pour augmenter les recettes de l'Etat.

"Je ne vais pas improviser là-dessus", a dit lundi le ministre de l'Economie et des finances sur RTL.

"Il y a actuellement une mission (...) sur la politique familiale qui rendra ses conclusions au Premier ministre, et ensuite nous prendrons nos décisions", a-t-il ajouté, sans se prononcer sur la pertinence de telles mesures.

Interrogée sur France Info, la ministre du Logement Cécile Duflot a jugé le débat "intéressant, parce qu'il pose la question de la solidarité".

Tout en disant attendre également ce rapport, le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a quant à lui estimé qu'un plafonnement des allocations familiales serait "juste".

"Je ne souhaite pas que l'on enlève des prestations pour les plus hauts revenus sans que ça soit redistribué", a-t-il dit lundi sur BFM TV et RMC. "Si l'on devait plafonner (...) cela me semblerait juste", a-t-il toutefois ajouté.

L'opposition de droite s'est de son côté dite plutôt opposée à ces mesures.

"J'avoue que j'ai beaucoup de mal à comprendre", a ainsi déclaré le président de l'UMP Jean-François Copé sur Europe 1.

"C'est des mesures de court terme (...) Si ça s'inscrit dans un plan global, je peux le comprendre, mais là c'est pas un plan global, c'est la énième goutte d'eau qu'on va enlever de la mer en faisant croire qu'on réduit le déficit", a-t-il ajouté.

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate aux primaires à droite en vue des élections municipales de mars 2014 à Paris, a également jugé qu'il y avait "des meilleurs moyens de faire".

"Je crois qu'il faut pas mélanger les instruments, les allocations familiales, c'est pas un instrument de répartition, ça ne sert pas à rétablir l'équilibre et la justice (...) ça sert, à niveau de revenus équivalent, à donner un avantage à ceux qui ont des enfants", a-t-elle dit sur France Inter.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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