Les rebelles syriens ont proclamé vendredi "zone militaire" et "cible légitime" l'aéroport international de Damas, mettant en garde les civils et les compagnies aériennes contre les risques encourus s'ilss'en approchaient. Les combats autour de la capitale entre l'armée régulière et les adversaires du président Bachar al Assad se sont intensifiés depuis une semaine, alimentant les rumeurs au sein de l'opposition sur une possible prochaine fin du conflit qui a fait plus de 40.000 morts en vingt mois. "Les événements sur le terrain en Syrie s'accélèrent et nous analysons cela de différentes façons", a déclaré jeudi la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, à Dublin. "La pression exercée contre le régime dans et aux alentours de Damas semble s'accroître", a-t-elle ajouté. Réfutant l'analyse américaine et des insurgés de la situation sur le terrain, le gouvernement syrien assure que l'armée régulière s'emploie à chasser les rebelles des positions qu'ils occupent à l'intérieur et aux abords de la capitale.

Des rumeurs font état de la mise en place d'armes chimiques par le gouvernement syrien.

L'analyse du spécialiste en armement Olivier Lepic

SYMBOLE

Le blocus des accès menant à l'aéroport international de Damas, situé à 20 km du centre-ville, porterait un coup symbolique au régime. "Les brigades de la rébellion qui assiégeaient l'aéroport ont décidé hier (jeudi) qu'il était une cible légitime", a dit un porte-parole du Conseil militaire rebelle de Damas, Nabil al Amir.

Des préparatifs suivis par Valérie Crova à Beyrouth

Les rebelles ont attendu près de deux semaines que les civils et les compagnies aériennes quittent l'aéroport avant de le désigner comme cible, a-t-il ajouté. A l'exception de quelques vols de la Syrian Air, les compagnies aériennes étrangères ont suspendu leurs vols en direction de Damas lorsque les combats ont commencé à serapprocher la semaine dernière de l'aéroport.

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