Jean-François Copé et François Fillon se sont rencontrés ce matinen fin de matinée, pour discuter de la traduction concrète de l'accord qui a mis fin le 17 décembre à un mois de guerre des chefs, à commencer par la mise en place de la direction collégiale du parti.

Le président en titre du parti et l'ancien Premier ministre se sont vus durant trois quart d'heure, en tête-à-tête, dans le bureau du deuxième, comme ils l'ont fait à plusieurs reprises, pour mettre en place une nouvelle équipe dirigeante qui devra "tenir compte de toutes les sensibilités et motions", et préparer un accord qui doit prévoir, notamment, un nouveau vote des militants pour la direction du parti, probablement le 15 septembre. La concertation va "se poursuivre dans les prochains jours" dit-on dans les entourages.

La mise en place d'une direction collégiale intégrant "copéistes" et "fillonistes" conditionne la dissolution du "Rassemblement-UMP", le groupe dissident créé par François Fillon à l'Assemblée nationale.

Les soutiens de François Fillon souhaitent que tous les échelons de l'organigramme soient dédoublés. Ainsi Valérie Pécresse, soutien de François Fillon, serait nommée secrétaire générale déléguée aux côtés de la secrétaire générale "copéiste" Michèle Tabarot. Laurent Wauquiez, autre membre du "ticket" Fillon, prendrait les fonctions de vice-président délégué, aux côtés du vice-président "copéiste" Luc Chatel.

François Fillon n'a demandé aucune fonction particulière.

Plusieurs autres postes stratégiques sont à pourvoir, dont notamment la commission d'investiture, la commission des statuts et le bureau politique. La quadrature du cercle prévoit qu’on tienne compte des "copéistes" et "fillonistes", mais aussi des non-alignés et des représentants des différentes motions en lice lors de l'élection du 18 novembre.

L'une des "non alignées", l'ex-ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, n'est pas demandeuse d'un poste dans l'équipe transitoire, elle est par contre intéressée par la commission des statuts.

NKM invité de Raphaëlle Duchemin

Reste aussi une importante pierre d’achoppement car les deux camps ne semblent pas interpréter l'accord de la même manière. Pour le clan Copé, l’accord reconnaît la victoire de Jean-François Copé et donc de son ticket où étaient inscrits les noms de Luc Chatel et de Michèle Tabarot. Ils seraient donc censés bénéficier d’une prééminence par rapport à Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, les adjoints de François Fillon. Une interprétation évidemment contestée par les "fillonistes".

Le nouvel organigramme devra en tout cas être bouclé d'ici au 15 janvier, date de la reprise des travaux parlementaires, à l'occasion de laquelle devra être entérinée la réunification des groupes UMP et R-UMP.

UMP direction collégiale
UMP direction collégiale © Radio France
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