christine lagarde se dit à la disposition des autorités françaises dans l'affaire tapie
christine lagarde se dit à la disposition des autorités françaises dans l'affaire tapie © reuters
Christine Lagarde s'est dit à la disposition des autorités françaises pour répondre de ses choix dans le règlement de l'affaire opposant Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. Les domiciles de son directeur de cabinet quand elle était ministre de l'Economie et de Bernard Tapie ont été perquisitionnés jeudi dans le cadre d'une enquête sur les conditions dans lesquelles a été réglé le conflit en 2008. En 2007, Christine Lagarde avait choisi de solder par un arbitrage privé le litige judiciaire concernant la revente par le Crédit lyonnais d'Adidas, contrôlé par Bernard Tapie. "C'était la meilleure solution à l'époque, je pense que c'était le bon choix", a dit Christine Lagarde, devenue depuis directrice générale du Fonds monétaire international, dans un entretien à France 2 réalisé jeudi et diffusé vendredi. "Après, je reste à la disposition des autorités de mon pays pour en répondre au moment opportun, il n'y a pas d'élément nouveau en ce qui me concerne", a-t-elle ajouté. Mais la directrice du FMI se serait bien passé de ce retour vers le passé. Elle est en ce moment à Davos, en Suisse, pour le Forum économique mondial. Les précisions de Philippe Lefébure, à Davos
Le parquet de Paris a ouvert en septembre une information judiciaire pour "usage abusif des pouvoirs sociaux et recel de ce délit" au préjudice du Consortium de réalisation, la structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit lyonnais après sa quasi-faillite. Cette information judiciaire s'ajoutait à la procédure visant Christine Lagarde, et ouverte depuis l'été 2011 par la Cour de justice de la République pour "complicité de détournement de fonds publics et de faux". En juillet 2008, un tribunal arbitral a accordé 285 millions d'euros à Bernard Tapie, qui estimait avoir été floué lors de la revente d'Adidas. Ce montant a par la suite été porté à plus de 400 millions d'euros avec les intérêts. Des élus du centre et de gauche ont reproché à Christine Lagarde d'avoir choisi la voie de l'arbitrage pour régler ce litige. Elle a démenti toute malversation et exclu de démissionner. Ces élus soupçonnent l'Elysée d'avoir manoeuvré à l'époque en faveur de Bernard Tapie, ancien ministre de François Mitterrand qui avait créé la surprise en soutenant Nicolas Sarkozy en 2007.
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