Laurent Fabius invité de Tous politique
Laurent Fabius invité de Tous politique © Radio France

Le ministre des affaires étrangères était l’invité de Tous politique dimanche 7 octobre.

« Fermeté absolue face au terrorisme, mais pas d’amalgame »

Après le démantèlement d'une cellule islamiste ce week-end, dont Laurent Fabius a rappelé qu’elle était composée "d’individus qui n'ont pas de connexion établie avec l’étranger", le ministre des affaires étrangères a estimé que la seule réponse face au terrorisme était "une fermeté absolue", tout en appelant à éviter "tout amalgame" avec l'ensemble des musulmans.

Laurent Fabius

Les propos de Jean-François Copé sur le racisme anti-blanc et les "pains au chocolat durant le Ramadan" sont, pour Laurent Fabius, le fruit de la compétition qui oppose Copé à Fillon pour la tête de l’UMP. Le ministre des affaires étrangères souhaite cependant "qu’une certaine partie de la droite ne se laisse pas aller à ces extrémismes".

« On ne redresse pas la France en quelques mois »

Pour le chef de la diplomatie, la situation économique de la France, comme celle de toute l’Europe est difficile. "Il faut être sérieux budgétairement et en même temps utiliser toutes les marges de croissance possible". Si Laurent Fabius comprends les impatiences qui sont font jour, les craintes des français, et constate la baisse des l’exécutif dans les sondages, il demande qu’on se souvienne que des résultats ne peuvent pas être obtenus en un laps de temps si bref.

Laurent Fabius

Après avoir rappelé la difficulté du travail d’un Premier ministre et le soutien qu’il peut attendre du numéro deux du gouvernement, Laurent Fabius a adressé un message à ses collègues ministres

Laurent Fabius

Traité européen.

Laurent Fabius espère que le traité sera voté par la majorité -"si on soutien François Hollande la moindre des choses c’est de voter le texte qu’il propose"- et également par la droite.

Si celui qui a voté non en 2005 reconnaît que le texte n’a pas changé, il considère qu’il a été rééquilibré par des "décisions de réorientation européenne". Ne pas adopter le texte "ouvrirait une crise terrible en Europe dont la France serait la victime" prévoit le ministre des affaires étrangères.

Le conflit en Syrie

Après avoir reconnu un réel risque de contagion du conflit syrien à toute la région, le chef de la diplomatie a expliqué le rôle de la France dans le rassemblement de l’opposition syrienne. Il faut être très attentif, dit Laurent Fabius, à ce que le prochain gouvernement d’opposition reconnaisse les droits de toutes les communautés. "Il faudra que les alaouites trouvent leur place dans la Syrie de demain, même si aujourd’hui ils soutiennent Bachar al-Assad".

S’il faut que "Bachar dégage", il faut aussi que les institutions puissent continuer à fonctionner, "sinon le vide sera rempli par le terrorisme" explique Laurent Fabius.

Le nord Mali

Pour le chef de la diplomatie, la prise de parole de la France à l’Onu a été déterminante. Des résolutions vont être votées dans les prochains jours qui vont permettre de venir en aide au Mali. Sur le terrain, "la France sera là en ‘facilitateur’" explique Laurent Fabius.

Laurent Fabius

Les investissements qatari en France

Les projets d'investissements du Qatar en France, dans le secteur sportif ou pour relancer l'activité dans les banlieues, continuent de susciter des interrogations dans la classe politique.

Le ministre des affaires étrangères souhaite la "bienvenue à tous les investisseurs", soulignant que les qataris n'ont "aucune pesée sur la politique étrangère" de la France. "On a beaucoup parlé du Qatar, c'est vrai que son action est souvent spectaculaire. Mais dès lors que ces investissements sont positifs pour la balance française, pour l'emploi, je ne vois pas pourquoi on serait réticents".

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