Le 14 juillet 2002 : « Dans ma tête, je suis déjà mort »

14 juillet 2002, le destin de Maxime Brunerie bascule. « Je voulais dire : ‘‘ Merde à la vie, merde au monde entier’’, explique Brunerie. J’avais une revanche à prendre sur moi-même. Ce n’était pas un attentat politique, même si la théâtralisation était politique, dit-il. Je savais pertinemment que si je réussissais mon coup, il n’y aurait aucune révolution nationaliste en France. C’était un acte purement narcissique et désespéré. » Si Brunerie estime « mince » le lien entre son engagement à l’extrême-droite et son passage à l’acte, il reconnaît que ses années de militantisme ont « baigné dans un climat de violence. »

Maxime Brunerie

Partager

Jacques Chirac le 14 juillet 2002
Jacques Chirac le 14 juillet 2002 © Reuters / Philippe Wojazer

Réécoutez le journal de 19h de France Inter du 14 juillet 2002 avec notamment le témoignage de l'un des hommes qui a désarmé Maxime Brunerie.

href="#"> LecturePartager

La prison ? « Ma réinsertion, je la dois à moi-même »

De ses années de détention, de l’univers psychiatrique à la prison de la Santé puis au Val-de-Reuil, Maxime Brunerie brosse un tableau très sombre : insalubrité, brimades, camisole chimique, viols dans des cellules, prostitution, échange de films pornographique avec des viols sur des clés USB… « Les détenus ne sont plus considérés comme des humains mais comme des dossiers », estime Maxime Brunerie, qui dénonce la « vaste hypocrisie du système judiciaire et de l’administration pénitentiaire » en matière de réinsertion.

Maxime Brunerie

href="#"> LecturePartager

Couverture du Livre de Brunerie
Couverture du Livre de Brunerie © Radio France / web

En mai 2011,

Maxime Brunerie a publié « Une vie ordinaire »

une autobiographie écrite avec Christian Rol

aux éditions Denoël impacts.

Derniers articles

Monde

Alep : qui va bouger ?

mardi 27 septembre 2016
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.