le bangladesh demande à l'union européenne de ne pas sanctionner son économie textile
le bangladesh demande à l'union européenne de ne pas sanctionner son économie textile © reuters

Le Bangladesh semble avoir retenu la dure leçon du 24 avril – 800 morts dans l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection.

Deux usines textiles en mauvais état ont été fermées depuis. Et ce n’est qu’un début : le gouvernement semble avoir décidé de reprendre en main la sécurité des employés du secteur.

Pas moins de seize usines textiles en mauvais état ont été fermées ces derniers jours au Bangladesh, dans la région de Dacca. Raison de sécurité.

Ecoutez le reportage de Sébastien Farcis

C’est une première de la part du gouvernement, une mesure forte, à la hauteur du traumatisme que vient de vivre la population de la 2e ville du pays

Le 24 avril dernier, alors que 3.000 ouvriers étaient à l’ouvrage dans les étages, un immeuble abritant des ateliers de confection s’effondre. Des fissures dans l’édifice avaient été signalées quelques jours auparavant. Le bilan humain de cet accident n’est pas encore définitif, mais il s’élève déjà à 800 morts.

Inspections dans 4.500 usines

Pour ne pas revivre une telle catastrophe, ce sont pas moins de 4.500 usines textiles qui vont être passées au peigne fin dans tout le pays. Si fissures il y a, la commission spécialement constituée ordonnera la fermeture. A la tête de cette commission, le ministre du textile en personne, Abdul Latif Siddique, qui a déclaré :

Nous avons constaté que ceux qui prétendent avoir les usines les plus aux normes au Bangladesh n'ont pas totalement respecté les règles de constructio.

Le textile est un secteur-clé de l’économie du Bangladesh, 2e pays exportateur après la Chine, il pourrait donc perdre gros avec la fermeture d’usines en grand nombre.

L'enquête continue

Autre conséquence de l’accident de Dacca, une enquête est en cours. D’après la police, une douzaine de personnes ont été arrêtées, dont le propriétaire de l’immeuble et ceux des ateliers de confection.

Pour l’heure les étages inférieurs de l’immeuble effondré – qui en avait neuf – n’ont pas encore été explorés. Le bilan humain devrait donc encore s’alourdir dans les jours qui viennent.

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