Azevedo
Azevedo © Radio France / Reuters

Il s’appelle Roberto Azevedo, il a 55 ans et vient du Brésil. Depuis mercredi, c’est aussi le nouveau président de l’OMC, l’organisation mondiale du commerce. Sa nomination est jugée prometteuse pour les pays émergents, tenus à l'écart de l'OMC depuis de nombreuses années.

Au départ, il y avait 9 candidats. Ce mercredi, il n’en reste plus qu’un pour succéder à François Lamy, qui dirige l’OMC depuis 8 ans : Roberto Azevedo.

L’homme prendra officiellement ses fonctions la semaine prochaine pour 4 ans. Jusqu’ici, et depuis 2008, il travaillait dans l’organisation comme représentant du Brésil.

Réputé pour ses compétences techniques, diplomate de formation, il n’était pourtant pas le favori : les commentateurs donnaient vainqueur Herminio Blanco, l’ex-ministre mexicain des finances, champion du libre-échange.

Ecoutez le reportage de Dominique André :

Les pays émergents passent au premier plan

Roberto Azevedo a affirmé pendant sa campagne qu’il souhaitait « sortir l’OMC de son insignifiance » : malgré ses 159 Etats membres, l’organisation a perdu en crédit ces dernières années, notamment avec l’échec des négociations de Doha – favorables aux pays émergents.

Azevedo étant lui-même le représentant d’un de ces pays, les analystes voient dans sa nomination le signe du rôle croissant des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Plusieurs d’entre eux se sont d’ailleurs déjà réjouis de la nouvelle.

Les explications d'Elodie Touchard :

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