Paris se dotera en octobre de deux sites d'accueil de réfugiés. L'un, à Ivry, l'autre dans le 18e. La promesse architecturale sera-t-elle à la hauteur des enjeux humains ?

6,5 millions d'euros, financés par la Ville de Paris (80%) et l'État (20%) auront été nécessaires pour édifier le camp du 18e arrondissement parisien.
6,5 millions d'euros, financés par la Ville de Paris (80%) et l'État (20%) auront été nécessaires pour édifier le camp du 18e arrondissement parisien. © ©Julien Beller/architecte

Le camp de réfugié de Paris est le premier en Europe à voir le jour en zone urbaine dense. Il est géré par Emmaüs Solidarité et sera implanté sur une vaste emprise de la SNCF, boulevard Ney, dans le 18e arrondissement parisien.

Un des camps de migrants est implanté sur une friche de la SNCF, boulevard Ney, dans le 18e arrondissement parisien.
Un des camps de migrants est implanté sur une friche de la SNCF, boulevard Ney, dans le 18e arrondissement parisien. © ©Julien Beller/architecte

Il est organisé en trois pôles, à commencer par un pôle « accueil ». Priorité y est donnée aux migrants qui arrivent sur le territoire parisien et qui sont sans abri. Dans cette bulle de 800 m2, ils seront orientés, après un entretien juridique et social.

Le pôle « accueil » du camp de migrants de Paris permettra d'orienter et, le cas échéant, de soigner, les nouveaux migrants.
Le pôle « accueil » du camp de migrants de Paris permettra d'orienter et, le cas échéant, de soigner, les nouveaux migrants. © ©Julien Beller/architecte

Les migrants pourront alors rejoindre le pôle « soins », où ils bénéficieront de bilans médicaux établis par le Samu social de Paris. De son côté, Médecin du Monde assurera les consultations psychologiques et psychiatriques.

Le pôle « mise à l’abri » de Paris accueillera pour quelques jours des hommes seuls. Au départ, 400 lits sont prévus.
Le pôle « mise à l’abri » de Paris accueillera pour quelques jours des hommes seuls. Au départ, 400 lits sont prévus. © ©Julien Beller/architecte

Le pôle « mise à l’abri » du camp du boulevard Ney, à Paris, est réservé aux hommes seuls. 400 d'entre eux au départ, 600 à terme, peuvent y passer quelques jours avant d'être réorientés. Les publics vulnérables – familles, femmes isolées avec ou sans enfant – seront dirigés vers Ivry.

Ces installations modulables, qui ont coûté 6,5 millions d'euros pour le seul site Nord, sont provisoires. Constituées de conteneurs maritimes, de structures tubulaires et de panneaux de bois, elles pourront être déplacées, si besoin, sur d'autres emprises.

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