Richard Millet publie trois ouvrages aux éditions Pierre Guillaume de Roux

Le génie d'un écrivain peut il se perdre et s'abîmer dans les prises de positions à l'égard des étrangers?

Il ne serait pas le premier, Richard Millet, l'un des meilleurs écrivains du moment, l'un des grands connaisseurs de la langue et de la littérature, éditeur chez Gallimard, à qui cela arriverait. Pour ce qui le concerne j'en veux pour preuve ces quelques lignes pour résumer "Fatigue du sens" paru chez Pierre Guillaume de Roux: "Comment peut-on encore être Français , quand l’immigration de masse ne permet plus l’assimilation des nouveaux venus, quand les Français de souche renient eux-mêmes leurs traditions pour épouser le conformisme du consumérisme mondialisé, quand le droit à être Français et la tentation du communautarisme l’emportent sur l’aspiration à un destin national, quand enfin la France n’est plus qu’un nom que nous froissons au fond de notre mémoire, pressés de sacrifier notre héritage chrétien et notre langue au relativisme culturel ?

Derrière cette fatigue, derrière cette faillite à être soi-même, c’est bien l’effondrement des valeurs les plus hautes qui est à l’œuvre. Une dignité trahie qu’achève de terrasser l’immigration extra-européenne sous un flux grandissant et hostile à tout enracinement.

Comment dès lors savoir ce que nous sommes et où nous allons, si nous persistons à nier d’où nous venons ?"

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Richard Millet donc, contre le multiculturalisme, ulcéré de voir la France se bigarrer (depuis combien de temps déjà? Richard Millet était-il seulement né?), assimilationniste convaincu vient encore en cette rentrée argumenter autour de la "douleur" qui l'habite. Il parle des Noirs du métro Chatelet comme s'ils n'étaient pas français. On sent bien qu'il s'accroche à une identité blanche dont aujourd'hui toutes les sciences ont montré qu'elle n'en était pas une. J'ai pour Richard Millet le plus grand respect littéraire, mais quand il écrit qu'il n'y a pas d'islam modéré je ne peux pas le suivre. On ne va pas refaire le débat cathédrales contre mosquées.

Ce que j'aimerais beaucoup de Richard Millet, maître es lettres, c'est qu'il invente un avenir pour les mots et la langue, qu'il sorte de sa nostalgie et des froidures du passé.

Il publie trois ouvrages en cette rentrée littéraire.

Un récit et deux essais:

Langue fantôme , Essai suivi de l'Eloge Littéraire d'Anders Breivik.

De l'antiracisme comme terreur littéraire

Intérieur avec deux femmes

Concernant "l'Eloge Littéraire d'Anders Breivik" rappelons qu'en Norvège, Anders Behring Breivik a massacré 77 personnes le 22 juillet 2011. Il a d'abord fait fait exploser une bombe qui a coûté la vie à huit personnes à Oslo puis s'est rendu dans l'île d'Utoya, où il a abattu 69 participants de l'université des jeunes du Parti travailliste.Agé de 32 ans, il s'est présenté à son procés comme un "templier" en croisade contre le multiculturalisme et l'immigration musulmane. (verdict le 24 aout)C'est de cette tuerie qu'il est question dans Eloge littéraire d'Anders Breivik à paraitre le 22 aout.Une autre façon de regarder ce drame à mettre au crédit d'un auteur qui a l'habitude de porter la plume dans les plaies de l'Europe. Richard Millet est aussi un des éditeurs les plus influents de la maison Gallimard qui ne semble pas s'offusquer de ces prises de positions contre la présence d'étrangers en France. Anarchiste de droite ou réactionnaire, raciste, les étiquettes importent peu à Richard Millet. Ecrivain, il agace le milieu littéraire en l'accusant d'en finir la belle tradition littéraire, il est en croisade, contre le recul des valeurs face au communautarisme. Il dit lui-même sur les plateaux de télévision ou à la radio quand on le lui demande, sa "douleur", et son obsession de l'identité nationale.

Son éloge littéraire d'Anders Breivik, est un titre ironique, volontairement provocateur, la barbarie de Brevik étant pour lui, un symptôme du délitement de l'Europe et de la littérature.

Dans L'éloge littéraire dAndres Brevik, à regarder l'eEurope et la Norvège malade, Richard Millet en vient à se demander pourquoi ce pays hérite d'un tel drame et il écrit De l'antiracisme comme terreur littéraire pour se défendre d'être raciste.

Pour compléter :

L'article de Sylvain Bourmeau, en 2008, au moment de la parution de l'Oppobre, de Richard Millet>

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