[scald=221989:sdl_editor_representation]CITE DU VATICAN (Reuters) - Le premier tour de scrutin n'ayant pas permis de désigner un nouveau pape mardi, les 115 cardinaux reprennent ce mercredi le chemin de la chapelle Sixtine où ils voteront jusqu'à quatre fois dans la journée pour tenter de désigner le successeur de Benoît XVI.

Une fumée noire s'est échappée mardi soir de la cheminée de la célèbre chapelle vaticane, environ deux heures après la fermeture des portes du conclave.

Les "princes de l'Eglise", tous âgés de moins de 80 ans, resteront cloîtrés dans la cité sainte jusqu'à ce qu'ils s'accordent sur le nom d'un successeur à Benoît XVI, qui a quitté ses fonctions le 28 février, à l'âge de 85 ans.

Ils sont tenus au secret et ne peuvent sortir de l'édifice décoré des fresques de Michel-Ange que pour un sommeil à la Maison Sainte-Marthe voisine.

Pour les fidèles présents sur la place Saint-Pierre, la désignation d'un souverain pontife est annoncée par une fumée blanche. Des milliers d'entre eux s'étaient réunis mardi soir sur la place pour attendre la toute première fumée.

Aucun conclave, dans l'histoire contemporaine, n'a élu le pape dès le premier tour de scrutin. Certains cardinaux estimaient cette semaine qu'il faudrait sans doute quatre ou cinq jours pour trouver un successeur à Benoît XVI.

Mercredi, quatre tours de scrutin pourront avoir lieu pour tenter d'élire le 266e pape - deux le matin, deux autres l'après-midi.

Selon les observateurs, l'Italien Angelo Scola, archevêque de Milan, et le Brésilien Odilo Scherer, archevêque de Sao Paulo, font figure de favoris.

Si Angelo Scola est élu, l'Eglise aura un pape italien pour la première fois depuis 35 ans. Si le second l'emporte, les catholiques romains seront dirigés par un non-Européen pour la première fois en 1.300 ans.

Mais d'autres cardinaux font figure de "papabile", comme les Nord-Américains Timothy Dolan, archevêque de New York, Sean O'Malley, archevêque de Boston, et Marc Ouellet, le préfet québécois de la Congrégation pour les évêques.

Le nom de l'Argentin Leonardo Sandri, né à Buenos Aires de parents italiens, revient aussi dans les pronostics d'avant-conclave.

Barry Moody, Tangi Salaün pour le service français

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