Le DAL et Jeudi noir occupent à nouveau un immeuble dans Paris
Le DAL et Jeudi noir occupent à nouveau un immeuble dans Paris © Reuters

Le bâtiment occupé est un immeuble ancien de trois étages, situé entre la gare de Nord et la gare de l'Est.

Selon le DAL et Jeudi Noir, depuis le 30 décembre dernier une soixantaine de militants et de familles sans logement occupent les 2.000 m2 de ce qui était un immeuble de bureaux.

Les deux associations demandent que le bâtiment, vide depuis deux ans, retrouve un usage de logement. Une opération facile à réaliser selon le DAL et Jeudi noir qui ont préparé cette "transformation" avec les familles, en installant matelas et affaires personnelles dans les différences pièces bien chauffées, équipées de moquette, situées près de sanitaires et d'une cuisine commune.

Les mal-logés et sans-logis installés par le DAL sont, selon l'association, "14 familles hébergées depuis des années dans des hôtels ou en logement indécent, surpeuplé, dont 24 enfants et adolescents ; des personnes handicapées, des prioritaires DALO (certains depuis 2008), des demandeurs de logements sociaux sur liste d’attente parfois depuis 11 ans, et des jeunes actifs précaires".

Les militants entendent également y installer les QG d'associations, à l'instar de ce qui avait été fait de fin 2006 à 2011 rue de la Banque à Paris.

Selon Jeudi Noir, le bâtiment est "propriété d’une holding hollandaise pilotée par un groupe basé au Luxembourg, avec des bureaux et filiales à New York et Genève mais aussi aux îles Vierges Britanniques, aux Antilles Néerlandaises ou à Aruba". Jusqu'en 2010, il abritait les bureaux de la chaîne d'horlogerie-bijouterie "Histoire d'or".

Durant trois jours, la semaine dernière, le DAL et Jeudi noir avaient "réquisitionnée une maternité désaffectée du XIIe arrondissement pour "accélérer le processus" de réquisitions lancé par la ministre du Logement Cécile Duflot, selon les deux associations.

Bertrand Delanoë, a demandé jeudi à la Ville d'étudier la possibilité de racheter la maternité, pour y installer des logements sociaux. "Je souhaite que, sans attendre, ce bâtiment, inoccupé depuis trois années, soit intégré à la liste des bâtiments que l'Etat envisage de réquisitionner au cours des prochaines semaines pour faire face à l'urgence de la situation du logement à Paris et en Ile-de-France", a écrit le maire de Paris dans un communiqué.

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