L’ordre imparfait.

Dès l’entrée, Outgrowth , oeuvre deThomas Hirschhorn , donne, avec ces globes terrestres tuméfiés, un aperçu des désordres du monde.

Les puissances du désordre.

La mort, la douleur, les catastrophes naturelles et les guerres manifestent l’imperfection du monde et témoignent de cette impuissance des dieux des religions établies, de leur silence ou de leur distance.En réponse à cette impuissance, apparaissent, en marge de tous les panthéons, des figures transgressives, passeurs de limites : Seth Typhon, Dionysos, l’esprit du Tonnerre de l’Ouest, Legba, etc. Figures de déstabilisation, ils opposent la démesure insensée à l’ordre gouverné par la raison, ils introduisent la confusion dans l’ordonnance des codes et la condition des êtres. Incarnant le mouvement et l’échappée des cadres sociaux, ils révèlent un désordre générateur en lutte contre la fermeture des systèmes.Leur récurrence dans la plupart des traditions met en évidence le caractère indispensable du désordre dans la mise en mouvement du monde. Une ambivalence essentielle : ce désordre maintient l’ordre des choses.

Outgrowth de Thomas Hirschhorn
Outgrowth de Thomas Hirschhorn © Collection du Centre Pompidou, Mnam/Cci, Paris

Activation des forces.

L’exposition présente un véritable autel vodun activé pour l’exposition par un prêtre « sorcier du fou-rire » togolais. Fait de bois, de boue, de fer rouillé, d’os, de sang et de quelques matériaux modestes, il est éphémère et appartient au monde nomade. Activé, il met en mouvement les forces et permet la communication avec les esprits.

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