le ps dénonce les propos de claude guéant sur dominique strauss-kahn
le ps dénonce les propos de claude guéant sur dominique strauss-kahn © reuters

Des agents de la Brigade financière ont perquisitionné aujourd’hui le bureau et le domicile de Claude Guéant, dans le cadre de l'instruction ouverte pour faux et détournement de fonds publics, à la suite de l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie dans le litige qui l'opposait au Crédit lyonnais.

C’est France Info qui a révélé cette information.

Trois juges d'instruction enquêtent actuellement sur la décision prise fin 2007 par Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie, de recourir à un arbitrage dans le contentieux qui opposait depuis 14 ans Bernard Tapie et Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas. Le tribunal arbitral, juridiction privée, avait condamné en juillet 2008 la structure publique qui gérait le passif du Crédit lyonnais, à verser à Bernard Tapie 400 millions (dont 45 millions au titre du préjudice moral).

A l'époque, Claude Guéant était secrétaire général de l'Elysée.

De nombreuses perquisitions ont été réalisées ces dernières semaines : aux domiciles de Bernard Tapie et de Stéphane Richard, qui était directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment de l'arbitrage.

Ont été également perquisitionné les domiciles des trois juges arbitraux qui avaient « soldé le contentieux », en l'occurrence l'avocat Jean-Denis Bredin, l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud et le magistrat à la retraite Pierre Estoup.

Le volet ministériel de l'affaire, qui vise Christine Lagarde devenue entretemps la patronne du FMI, est instruite par la Cour de justice de la République.

Christine Lagarde, avait elle-même décidé, contre l'avis de certains de ses conseillers, de recourir à l'arbitrage. Les enquêteurs se posent la question : l'Elysée a-t-il forcé la main de Bercy ? Selon France info des documents retrouvés mercredi matin accréditeraient cette thèse.

Les explications d'Elodie Gueguen

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